Tremblez, jeunes gens ! Le lycée Pandora ne devient plus très sûr... | Horror fic

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Dim 11 Mai - 2:03

—  Depuis quelques jours, un étrange phénomène inquiète fortement les météorologues. Un énorme nuage noir serait en train de traverser l’Atlantique et foncerait droit sur l’Europe. D’après les experts, cet orage sera comparable à une fin du monde, tellement les tornades et les inondations qu’il provoquera seront violentes. Les navires ont l’interdiction formelle de voguer en eau atlantique. D’ici quelques jours, des consignes de sécurité pour que les citoyens se protègent seront transmises par radio et lors des spots publicitaires. Laissez votre radio ou votre téléviseur allumé, merci de votre compréhension. Ne paniquez pas, n’essayez pas de fuir, cela sera inutile et ne ferait qu’aggraver la sit-zioup-

Enola avait empoigné la télécommande et coupé net la journaliste blonde qui ne semblait pas du tout tracassée par les évènements à venir. Elle soupira. Elle était seule devant le canapé, et elle était désormais dans le noir. L’unique source de lumière venait des lampadaires dans le jardin du lycée, et l’un d’eux grésillait. La jeune fille se dit que cela ferait un parfait décor de film d’horreur… Elle secoua la tête. Ce n’était pas le moment de se ficher la frousse.  Elle se leva, cherchant son portable pour l’allumer et ainsi diffuser une lumière pâlotte autour d’elle. Des ombres fantasmagoriques s’étalaient sur les murs tandis qu’elle traversait sans bruit les couloirs déserts et gris. Une latte d’escalier grinça dans le silence qui résonnait dans le bâtiment. La demoiselle s’étonna de n’entendre aucun son, et de ne croiser âme qui vive. Pourtant, il n’était pas bien tard, et bien que l’on soit en vacances, l’établissement bruissait toujours de pas et de chuchotements. Il n’était que onze heures et demie, et cela commençait à stresser Enola. Elle s’engagea dans un énième corridor sombre, pas rassurée, et tourna enfin la porte de sa chambre, qui couina horriblement. Elle grimaça, ne sachant pas si Abbygaëlle, sa colocataire, dormait déjà. Effectivement, une masse blanche se soulevait doucement sous les draps. Ne dépassaient que quelques mèches blondes, paraissant blanches à la lumière de la lune. Elle avait oublié de fermer les volets. Enola traversa la pièce sur la pointe des pieds et ouvrit la fenêtre, laissant l’air glacé des fraîches nuits de printemps envahir la chambre. Au même moment, au loin, un roulement de tambour se fit entendre.

 — Un orage se prépare... murmura-t-elle en se penchant pour attraper l'un des panneaux de bois.

C'est alors qu'en baissant le regard, elle aperçut une silhouette. La lueur rougeoyante d'une cigarette illuminait son visage pâle. Il porta la clope à ses lèvres, inspira et souffla doucement la fumée grisâtre.

— Adam ? lança Enola en pensant reconnaître l'individu.

Sans paraître l'entendre, l'ombre jeta la cigarette au sol, l'écrasant négligement. Puis, il s'éloigna le long de l'allée bordée de lampadaires, dont l'un d'eux clignotait toujours. Il s'arrêta sous ce dernier, et soudain disparut aux yeux de notre héroïne. Celle-ci ouvrit de grands yeux, pensant avoir la berlue. Elle se pencha encore pour tenter de voir où serait passé la silhouette, et manqua passer par dessus bord dans un glapissement. Mais peine perdue, impossible de voir où était la personne...
Une voix endormie s'éleva :

— Qu'est-ce que tu fais ?..

Sa compagne de chambre avait émergé la tête de sous les couvertures, et lui jetait un regard mi-étonné, mi-blasé, encore à moitié dans les vappes du sommeil. Enola se dépêcha de fermer volets et fenêtre, agitant vaguement la main.

— Non, non, rien. Je fermais les volets mais je pensais avoir vu quelqu'un dehors...

QUELQUES HEURES PLUS TOT

— Yes, Rita, je te rappelle tout à l'heure, là...

Le jeune homme jeta un oeil alentour, et reprit sa phrase :

— Là il faudrait que je commence à préparer les cours pour la rentrée. A plus ma chérie, I love you.

Il raccrocha au nez de son interlocuteur, envoyant le portable valser à l'autre bout du bureau. Il tapa contre le mur avec un petit -poc-, s'éteignant dans un grésillement. Mais le brun n'y faisait plus attention et attrapa la liasse de papiers en tous genres éparpillés sur son bureau. Il devait le reconnaître, il n'était pas vraiment fait pour la vie de prof. Il soupira. Comment Rita pouvait-elle passer sa journée dans ce genre de choses ? Il aurait largement préféré aller fumer un peu dehors... Il poussa un nouveau soupir. Maintenant, il avait envie d'une clope. Mais s'il se risquait à fumer ici, alors que n'importe qui pouvait entrer à l'improviste, il était bon pour le renvoi. Déjà que son diplome était bidon... Bref. Il attrapa un stylo qui avait le malheur de passer par là, s'amusant à le faire cliqueter.

Enfin, quelques heures plus tard, il sortait dehors. Le froid mordant ne l'affectait guère, il était trop pressé de déballer son paquet et de fouiller en trépignant dans sa poche, à la recherche d'un briquet. Il ne se détendit que quand il aspira longuement le tabac, offrant son visage aux quelques étoiles qui parsemaient le ciel. Il se perdit dans ses pensées, fixant la poussière qui s'éleve doucement... Il revint à la réalité quand il entendit un bruit de fougères malmenées et de brindilles cassées. Qui pouvait bien se promener dans le coin à une heure pareille ? Intrigué, il ne tarda pas à finir sa clope et l'écraser pour aller voir.

— Tiens Adam, qu'est-ce que vous faites dans le coin ?...

L'interpellé sursauta et se retourna... Avant d'hurler. Un terrifiant visage pâle lui offrait un sourire digne d'un Cheschire Cat, des yeux révulsés le fixaient sans le voir, tandis qu'une main aux long doigts crochus s'avançait vers lui. Au bout de l'autre bras pendait une faux, rouillée en encore pleine de tâches sombres. Une clarté aveuglante obligea soudain notre jeune homme à fermer les yeux et se les protéger du revers de la main, pendant qu'il reculait. La Mort. La Faucheuse était venu le chercher. Mais pourquoi ? Il était bien trop tôt pour qu'il meure, il avait encore tant de choses à faire... Et Rita ? Qu'est-ce qu'elle dirait, penserait en le découvrant là, étendu sur le gravier ? Tout le monde penserait qu'il avait fait une tentative de suicide... Non, pas une tentative puisqu'elle aura marchée. Un suicide tout court. Nan, il ne fallait pas. Pas maintenant.

— Adam ? Eh bien ? fit de nouveau la voix, d'un air étonné.

Il risqua un regard. Un chapeau haut de forme, un vieux costume... Il avait déjà entendu cette voix.  Mais il ne pouvait toujours pas distinguer le visage.

— Euh, la lumière... murmura-t-il, les yeux toujours plissés.

— Oh, je vous éblouis ? Désolé ! fit l'apparition d'un ton sarcastique.

La torche se décala et le brun découvrit un grand homme balafré au longs cheveux blancs, qui lui souriait. Il connaissait son nom, mais là il ne s'en souvenait plus. C'était ce foldingue, qui n'arrêtait pas de parler de mort et de cercueils... Merde, c'était quoi son nom déjà ? Pendant ce temps, le semi-inconnu s'amusait à passer le faisceau de sa torche sur tout son corps, découvrant des habits qui cachaient mal son corps mal nourri, voire squelettique, sa peau pâle, et ses cheveux noirs qu'on pourrait qualifier de bouclés, s'ils n'étaient pas emmêlés à mort et pleins de mèches rebelles, cachant à moitié des yeux d'un bleu-vert clairs dont la pupille était rétréci au maximum.

— Je réitère ma question : Qu'est-ce que vous faites dans le coin à une heure pareille, hm ?

— Je... Je me promenais. Mais je pense que je vais rentrer, hein ?.. répondit Adam en faisant signe qu'il allait retourner sur ses pas, avec un sourire gêné.

— Oooh, mais ne partez pas si viite, mon cher ami !

L'albinos attrapa le bras du jeune homme pour le stopper.

— Je cherchais justement quelqu'un pour une expérience...!

Le grand sourire qu'il arborait ne rassurait absolument pas le bouclé. Il se dégagea de son étreinte, bredouillant un refus. Il retourna au pas de course vers le bâtiment sombre qui lui semblait bien loin, tout à coup. Et puis, la nuit était devenue si noire... Des longs doigts le choppèrent à l'épaule avec brusquerie :

— Eh, attendez-moi ! Pourquoi vous allez si vite ?...

Vite,  inventer une excuse, se débarrasser de lui...

— Euh... C'est à dire que quelqu'un m'attend... marmonna-t-il en tentant de reprendre son chemin.

Et pour cause, Rita devait se morfondre au fond de son grand lit vide. Il eut soudain très envie de la rejoindre, en sécurité...

CINQ MINUTES PLUS TARD

Amber pesta tout bas. Un zombie venait d'apparaître. Ni une, ni deux, elle empoigna son fusil à pompe et l'envoya au tapis. Le mort-vivant poussa un ultime cri rocailleux, avant de se réduire en poussière. Elle releva la visière de son casque, allant se percher sur un banc. Plus de zombie à l'horizon. Que faire maintenant ?... Le soleil n'allait pas tarder à se lever et-ting-

Sur l'écran s'afficha un message de rappel. Il fallait redémarrer l'ordinateur. La jeune fille soupira, avant de regarder l'heure. Bientôt minuit. Il était temps d'aller se glisser sous les couvertures. Elle éteignit son ordi' portable, le repoussa sur son bureau et se leva sans bruit, pour aller se changer. Une fois confortablement installée dans un pyjama bleu uni, elle s'apprêta à s'allonger dans son lit quand elle entendit des voix dans le couloir. Au moins deux personnes, dont l'une ne semblait pas vraiment se soucier du fait que des adolescents étaient sûrement en train de dormir. Etonnée, elle se figea :

— Voyons Adam, je suis sûre que cela vous intéresse...  Je le sais. Juste une seule piqure. Alleeeez...

La voix se faisait enjôleuse face à l'autre, qui semblait hésiter. Amber pouvait déjà dire qu'il s'agissait de deux hommes. Des profs ? Elle avait entendu le nom d'Adam, l'un des professeurs d'anglais... Que faisaient-ils là à une heure pareille ? Les voix dépassèrent sa porte, diminuant au détour d'un couloir. Amber resta immobile encore un instant, puis toute en légèreté, elle alla ouvrir la porte. Couloir déserts. Le parquet était froid sous ses pieds nus, elle frissonna. Néanmoins, elle s'engagea dans la direction supposée prise par les deux personnes. Elle était grande, et faisait donc de longues enjambées. Elle les aperçut bientôt, à quelques mètres de là. Soudain, une lueur fusa, une pote s'ouvrit, une voix siffla tout bas :

— Mais qu'est-ce que c'est que ce boucan ?!

Akane se tenait sur le pas de sa porte, fixant Amber d'un regard courroucé. Derrière elle, elle aperçut un garçon blond qui renfilait un T-shirt à la hâte. Aaron, son chéri. Ils venaient sûrement de finir de... Amber détourna les yeux, un peu jalouse.

— Euh ben j'avais entendu Adam passer, et je me demandais ce qu'il était allé faire...

— Adam ? A une heure pareille ?!

La demoiselle referma brusquement sa porte, et la rouvrit une minute après, venant de battre le record d'habillage. Aaron la regardait avec des yeux étonnés. Elle le rassura d'un bisou sur le nez :

— Je vais juste voir ce qu'il trafique, avec Amber ! Ne bouges pas d'ici.

Sans laisser le temps à son amoureux de protester ou de demander de les acompagner, elle claqua la porte. Jura parce qu'elle venait de se souvenir que d'autres dormaient.

— Vite, ils sont sans doute déjà loin ! chuchota Amber qui allongea le pas sans bruit, suivie d'Akane qui n'était pas aussi discrète. Elle ne cessait de regarder ses pieds, et c'est pourquoi elle se cogna dans le dos de la grande perche qui la précédait lorsque cette dernier se stoppa. Amber se retourna, lui faisait signe d'un doigt sur les lèvres de se taire et de ne faire aucun bruit.

— Mais qu'est-ce que vous faites ?!

Elles sursautèrent en coeur. Une personne se tenait devant elles, les mains sur les hanches. Vêtue d'une nuisette pâle, des cheveux retombant en cascade sur ses épaules, elle les regardait d'un air intrigué.

— E-Enola ! Tu nous as fait peur ! s'écria Akane, une main sur son coeur qui battait à tout rompre.

— T'aurais pu nous prévenir... grommela Amber, pas enchanté de cette surprise. Si Lottie nous avait chopées...

— Vous seriez passées à la casserole, oui oui je sais, sourit Enola en s'accroupissant près d'elles. Donc, vous faites quoi ?..

— On espionne Adam ! Il fait des trucs pas nets au milieu de la nuit ! chuchota Akane d'un ton tout excité. On l'a entendu passer devant nos chambres.

— Je l'ai entendu aussi... Mais il était pas tout seul, non ?

— Nan. Sans doute un autre prof... lâcha Amber qui jeta un oeil par-dessus la rampe de l'escalier. 'tain Eno, à cause de toi j'ai pas regardé où ils sont partis !

— C'est pas vrai ! fit l'accusée d'un ton indignée, haussant le ton.

— Chuuuut, merde ! Lottie va nous capter ! les réprimanda Akane.

— Non mais c'est foutu... Y'a plus qu'à retourner se coucher, t'façon, se résigna Amber en lançant un regard tueur à Enola.

Cette dernière lui répondit en lui tirant la langue, et c'est donc en se chamaillant que les trois filles regagnèrent les dortoirs et leurs chambres respectives. Quelques minutes plus tard, Enola s'enfonçait dans ses draps. Abby, elle, pour ne plus être dérangée, avait enfoncé le coussin sur ses cheveux, quand soudain, leur porte s'ouvrit avec fracas, les faisant sursauter :

— Aaron a disparu !! glapit Akane.
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Dim 11 Mai - 8:58
Nyaaaaaaaaaaaaaaah, mon petit Aaron, où t'es passé...? T^T

Bref, j'adore, tout simplement. Les personnages et les évènements qui les lient... Vivement la suite !8D
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Dim 11 Mai - 12:04
Oh mon dieu, qu'est-ce que tu vas faire à Ad' ? *puis se souvient qu'Eno avait parlé de zawmbies pour le deuxième chapitre* ...... Tee a dit une seule piqûre. ..... AAAAAAH.

Heum. Sinon z'aime beaucoup :3 Il y a une ou deux fautes d'inattention, mais vu à l'heure à laquelle tu l'as écris.... x)

Bon ben je te souhaite une rédaction inspirée :'3


edit : Par contre je crois me souvenir que j'avais un gif qui correspondait parfaitement au jumpscare d'Ad, c'est triste que je sois sur 3ds :')
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Dim 11 Mai - 12:48
Trop cool ! Ont veut la suite xD
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Dim 11 Mai - 13:19
J'adore ! Les réactions d'Aka-chan sont tip top o/ Et l'ambiance est trop bien ! Et c'est trop bien écrit *^*
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Dim 11 Mai - 14:12
Eheeeeeh~ /PAN/

Assez bonne incrustation de Tee, je suis content de toi Nono 8D! J'ai hâte de voir ce que je vais bien faire à Dadam, uhuh.... *a des idées derrière la tête avec des zombies et tout le bazar du coup*

Les autres personnages sont aussi bien placés et bien joués, donnes nous la suite, vite 8D *sors la seringue*
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Dim 11 Mai - 17:22
Ah, ah ah, la suiteuh ! Ca à l'air trop cool, et les personnages sont vraiment bien joués owo !
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Dim 11 Mai - 18:59
C'est trop bien j'ai hâte d'avoir la suite *^*
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Dim 11 Mai - 21:29

— C’est qui, Aaron ?.. fit Abby d’une voix endormie, se redressant sur son matelas.

Elle bâilla, tentant de repousser ses cheveux en bataille qui lu tombaient sur le nez. Enola lui sourit gentiment.

— Mon chéri ! Il était dans ma chambre, et il y est plus ! paniqua Akane, les larmes aux yeux.

— Calme-toi… fit d’un ton plus calme Enola en repoussant la couverture pour s’approcher d’elle. Il est sûrement retourné dans sa chambre. T’es allée voir ?

— Oui ! Il n’y est pas, il est nulle part ! Aaron est pas du genre à me faire des blagues…

— Bon, soupira Enola. On va aller voir… Abby, tu veux venir ?

La demoiselle s’éjecta du lit avec enthousiasme, laissant aux deux autres filles découvrir son pyjama chouchou, en forme de grenouille. Quand elle s’en rendit compte, elle poussa un petit cri gêné et fila dans la salle de bain pour s’habiller rapidement.  Bientôt la petite troupe entrait dans la chambre d’Aaron.

— C’est vide, constata Abby.

— On avait remarqué… ironisa Enola en regardant autour d’elle.

Akane quand à elle, regardait sous tous les meubles, soulevait tous les tissus, au cas où son amoureux aurait été réduit à la taille de Mini Pouce… Mais la pièce ne contenait qu’un lit, une armoire. Une porte donnait sur la salle de bain. Aaron n’était pas là.

— Il est peut-être allé dans une autre chambre ?.. supposa Abby.

— Il m’aurait prévenu, pourtant… protesta Akane en regardant Enola sortir dans le couloir et frapper à une autre porte. Un blond –encore ? Décidément, ce lycée en est truffé !- ouvrit, l’air totalement patraque :

— Ouais ?.. C’pour quoi ?

— Akane, t’aurais pas vu Aaron ?

Le garçon la fixa d’un air surpris :

— C’est qui, lui ?

La jeune fille lui répondit par un soupir :

— Et tu n’as entendu personne passer ?..

Son interlocuteur secoua négativement la tête.

— Pourquoi vous le cherchez ?

— Parce qu’il a disparu ! piailla l’albinos.

S’engagea une grande battue pour retrouver Aaron dans les chambres et les couloirs. L’heure tournait petit à petit, et vers une heure du matin, les quatre compères se réunirent. Akane –le garçon- bâilla :

— Bon, moi j’vais retourner me coucher hein… Un pion va finir par se pointer avec le bordel qu’on a fichu.

— Tu ne crois pas si bien dire, souffla une voix masculine derrière lui.

Les quatre élèves se tournèrent dans un synchronisme parfait vers le professeur.

— Adam ! T’étais passé où ? lança la jeune fille albinos, avant de se faire bâillonner par Enola.

— Comment ça ? s’étonna l’intéressé sans comprendre.

— Rien, rien ! On va se coucher !

Enola coupa court à la discussion en poussant Abbygaëlle et les deux Akane en direction des dortoirs, plantant là le brun qui n’y pigeait rien. Quelques instants plus tard, les étudiants entraient en fracas dans la chambre d’Amber :

— On a croisé Adam !! siffla Enola à celle-ci, qui était dans son lit. Il était tout à fait normal !

— Tiens, c’est vrai ça… Et il était seul ! renchérit l’Akane fille.

Abby et Akane –le mec. Ouais, c’est chiant d’avoir le même prénom hein ?- bâillèrent de concert, mais le reste de leurs amis n’étaient pas prêts de se coucher. Enola, Akane fille et Amber commencèrent à discuter des derniers évènements de la nuit, le tout ponctué d’exclamations d’Enola et de couinements de l’albinos qui voulait retrouver son petit copain…

UN PEU PLUS TARD

— L’opération commanda Découverte est lancée !! s’écria Enola en brandissant sa louche, suivie d’Abby qui sautillait avec sa pelle bleue.

— Putain Eno, moins fort ! Pis t’as pas autre chose qu’une… Une louche ? dit Amber, qui elle avait son-super-matériel-ultra-perfectionné-à-détecteur-de-chaleur-pour-savoir-où-est-allé-Adam en main.

Akane elle, serrait nerveusement le manche d’une hache raquette de tennis. Son doppelganger mâle la suivait, une main dans une poche, l’autre tenant une batte de baseball sur l’épaule, trouvée dans la chambre de la cousine de l’albinos.

— Nan mais en fait pourquoi on fait ça ? se risqua-t-il.

— Chut, lui intima de se taire Enola, en avançant prudemment le long des couloirs sombres.

— Tu peux parler, qui c’est qui braillait tout à l’heure hein ?

— Ah du bruit, je peux pour affirmer que vous en faites, lança une énième voix glaciale.

Sursaut pour tout le monde.

— Bon sang mais c’est pas fini oui ?.. fit Amber, exaspérée de se faire avoir à chaque fois.

Un peu plus tard, poêle à la main, Camille fermait la marche. Ils avaient oubliés de prendre une lampe de poche, et donc de temps en temps, quelqu’un étouffait un juron car il se cognait contre un mur.

— Les traces conduisent au jardin… observa Amber, qui ouvrait la marche.

Les comparses découvrirent une porte bancale ouverte sur l’arrière du jardin du lycée. Un vent fort la faisait claquer, soit contre le chambranle, soit contre le mur. Dehors, un gros nuage noir recouvrait la ville, et on entendait des coups de tonnerre…

— Euh… Vous êtes sûrs qu’il est parti par là ? fit l’albinos du groupe, pas rassurée.

— C’est ce que m’indique l’appareil… répondit Amber, obligée de passer la porte, poussée par Enola.
Les six se retrouvèrent dans un coin abandonné du jardin, où mauvaises herbes côtoyaient ronces marrons… La lune était masqués sous les épais nuages, et quelques gouttes tombaient.

— Il faudrait dire au jardinier de s’occuper de cette partie du jardin…

— Et pourquoi pas à Lottie, tant que t’y es ? Il va nous demander quand et pourquoi on y a été…

UNE HEURE PLUS TARD

Un hurlement perçant transperça le silence. Un bruit de cavalcade effrénée se fit entendre. Une porte claqua, une clé tourna dans une serrure. La jeune fille se colla contre le battant de bois en haletant, le visage terrifié. Soudain, un grand coup sourd : quelqu’un, ou quelque chose venait de se cogner brutalement contre la porte, déjà assez abîmée. Il ne suffira que de deux ou trois coups pour qu’elle cède, et alors là… Elle fit peser tout son poids contre la porte, regardant autour d’elle. Pas de fenêtre. Pas d’objet pouvant servir d’arme improvisée. Elle était perdue, la chose allait la dévorer. Un autre coup, plus violent que les précédents fut donné, projetant l’adolescente au milieu de la pièce, des éclats de bois épars autour d’elle. Dans la semi-pénombre, elle ne distinguait que la silhouette humaine du monstre. Balayant le réduit d’un regard épouvanté, elle avisa bientôt une étagère parsemée de toiles d’araignées. Trônaient dessus des bocaux… Contenant divers organes et liquides douteux. Surmontant son dégoût, elle s’empara d’un… D’un œil, et sans prendre la peine de viser, le jeta en direction de la bête. Aucune réaction de sa part, le récipient heurta son crâne d’un gris sale comme s’il s’agit d’une plume. La jeune fille grimaça, et attrapa un… Un truc non identifié pour recommencer. Peine perdue, la chose s’avança, tandis que la pauvre victime reculait, jusqu’à heurter le mur. Le monstre était tout près. Des yeux révulsés et larmoyants, une gueule s’ouvrant sur une langue noircie et des dents jaunâtres. De la bave grise coulait lentement le long de son menton. Il tendit des doigts secs et noueux vers la gorge de la demoiselle, qui fit la dernière chose qu’elle pouvait : hurler en fermant les yeux, bras devant elle dans une ultime tentative de protection. –bonc- Un silence. -splaf- Le monstre s’écroula lentement au sol, sans un son.

— Ca va ? fit une voix qu’elle connaissait bien.

Camille osa un regard… Avant de se jeter au cou du blond qui se tenait devant elle, batte de baseball sur l’épaule. Akane sourit, la câlinant pour la réconforter. Mais rapidement, la jeune fille se décala, observant la masse inerte à ses pieds...

— Qu’est-ce que c’était que ce truc ?.. Et comment tu l’as achevé alors que je n’arrivais pas à le taper ?!

— Je sais pas… Sûrement parce que j’ai tapé la nuque... C’est souvent le point faible des zombies, supposa le garçon en regardant le cadavre.

— Des zomb- Ah d’accord.

DEUX MINUTES PLUS TARD

— Bon alors résumons : nous sommes séparés du reste des gens, dans une partie du lycée qu’on ne connait pas, en compagnie d’un prof zombie, avec le risque que d’autre se pointent. Youhou. Comme situation, y’a pas pire !
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Lun 12 Mai - 8:22
"— Des zomb- Ah d’accord."

Cette phrase. Cette phrase. Et la phrase de conclusion aussi. C'est... Tellement l'ambiance XD
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Lun 12 Mai - 17:45
Tintintin, super Akaneeee ! *PAF*
Et pauv' Camille ;W;

Vivement le prochain chapitre ! ♫

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Lun 12 Mai - 19:11
"L’opération commanda Découverte est lancée !!" Petit foirage d'un moment épique, dommage 8D

ça commence à devenir vraiment intéressant... Belle écriture Nono, j'attends la suite~!
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Lun 12 Mai - 19:22
— Qu’est-ce que c’était que ce truc ?.. Et comment tu l’as achevé alors que je n’arrivais pas à le taper ?!

— Je sais pas… Sûrement parce que j’ai tapé la nuque... C’est souvent le point faible des zombies, supposa le garçon en regardant le cadavre.

J'vous avez dit que les jeux vidéo ça servait !
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Mar 13 Mai - 17:06
Aha, merci tout le monde XD <3
(oui je sais, j'ai eu la flemme de me relire pis j'étais assez pressée...)

Akane : J'avoue. En fait quand j'ai écrit ça je n'étais sûre de rien mais comme c'est moi l'écrivain, j'ai décidé que ce serait leur point faible et puis basta. uu

Soyez patients, le prochain chapitre pointera son nez mercredi ou jeudi au plus tard, et ça va être lourd de rebondissements ♪ * la fille qui souriait comme une mongole en cours en imaginant la suite de sa fic * Nos héros ont pas finis d'en baver ! o/
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Mar 13 Mai - 17:18
J'ai hâte ♪

Et attention blague de m*rde ! :
“Ils vont en baver... Comme les zombies !” *badumtss* ... Voilà, comprenne qui pourra. uvu
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Mar 13 Mai - 18:18
Pfffffffffffff XD

Et ouais, j'attends, t'as intérêt à être dans l'horaire èwé !
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Ven 16 Mai - 22:42

— Nyyyh...

— C'est bon, arrête de pleurnicher... C'pas comme ça que tu repousseras les zombies, bien au contraire...

Amber était sans pitié. Les monstres qui les avaient pris en embuscade aussi. Du coup, la petite grenouille blonde avait enfoncé son cher chapeau sur son front pour ne plus rien voir, et gémissait de temps en temps, ce qui finit par exaspérer Amber, qui elle, avait récupéré un long bout de bois plat en guise d'arme, et faisait le guet au détour d'un couloir. Les deux jeunes filles n'y pigeaient rien, mais selon Amber qui était la spécialiste des jeux d'horreur, ce n'était pas le moment de réfléchir, mais d'agir. Abbygaëlle, elle ne cherchait pas à comprendre. Elle voulait juste un endroit où être en sécurité, mais c'était pas gagné. Et si tous les autres avaient été transformés ? Enola, Camille... Elle jeta un œil à sa compagne. Pour l'instant, elle lui semblait normale. Et si elle-même le devenait ? Qu'est-ce qu'elle ferait ?!

— Bon, viens, on bouge.

Sans protester, la demoiselle suivit la cheftaine, qui progressait prudemment.


— Il faudrait pas retrouver les autres ? glissa Abby, la tenant par le bas de son haut, de crainte de se perdre dans le noir.

La petite blonde avait toujours sa pelle bleu turquoise, qui l'encombrait un peu, mais lui apportait un minimum de confiance en elle, et de "sécurité". Déjà qu'elle manquait s'assommer elle-même et son amie, on pourrait en douter un peu mais... Soudain, elle hurla. Une forme humanoïde déformée, aux longs bras, et sans visage se tenait devant elles. Sans réfléchir davantage, la jeune fille fit ce que ses instincts lui dictaient : donner un bon gros coup de pelle au Slender qui… S’effondra tout simplement au sol, comme sans vie. Mais la blondinette ne comptait pas s’arrêter à cette simple victoire et continua d’asséner le plat de son instrument avec rage, tout en poussant des glapissements mi de rage, mi de terreur qu’elle évacuait.

— Abby, arrête !

Ce bref ordre sembla remettre la demoiselle sur terre. Amber tira un bout de tissu de l’amas de… choses que sa camarade avait crée : un costar noir. Apparut en dessous un mannequin. Si si, quelqu’un s’était amusé à vêtir un mannequin en plastique d’un costume. Et comme la statue avait un visage pâle et lisse, bah, on vous laisse comprendre le reste.

— D’accord. On m’explique qui s’amuse à faire ce genre de blague idiote ? grogna Amber en lâchant le tout.

— Euh… Peut-être un idiot ? glissa Abby qui s’était retournée face à Tee.


AU MEME MOMENT DANS LES JARDINS DU LYCEE

— Euh, Enola ?...

— Hm ?

— Je crois que j'ai marché dans un truc pas net, là...

La blonde soupira. Comment avaient-elles pu se retrouver dans cette situation ? Elle se remémora l'ombre qui s'étaient jeté sur elles dans un cri terrifiant. Une sorte de Cerbère, à ce qu'elle s'est dit sur le coup. Un gros chien noir, yeux rouges et bave verdâtre sur un rideau de canines acérées à en couper même l'acier. La troupe avait hurlé en coeur et s'était éparpillée comme une bande de moineaux. Du coup, Eno avait vite compris qu'en restant dans le jardin, c'est là qu'elles restaient le plus en danger. Les autres étaient certainement retournés dans l'établissement... Mais les savoir loin ne la rassurait pas plus que ça. Mais pour l’instant, elles progressaient silencieusement, ou presque, parmi les ombres. Akane ne cessait de se plaindre qu’elle se prenait des branches d’arbres ou qu’elle mettait les pieds dans la boue.  Elle commençait à croire que cette nuit d’exploration n’était pas une bonne idée…

— Hiiii, Eno !! J’ai entendu un bruit, par là !!

— Déjà arrête de faire du bruit ! Si c’est le chien, ça ferait longtemps qu’il nous aurait repérées.

Akane se stoppa brusquement, le regard fixe.

— Alors tu crois que… C’est Aaron ?!

Sans attendre de réponse,  l’albinos tourna les talons et s’enfonça dans les buissons.

— Mais, Akane ! Attends-moi ! lança sa compagne, surprise.

Quand elle rattrapa enfin son amie, elle la vit agenouillée à côté d’un jeune homme étendu au sol. Blond.

— Oh…

MOINS D’UNE HEURE PLUS TOT

Le jeune homme s’assit, ou plutôt posa un bout de fesse sur le fauteuil en métal qui trônait au centre de la pièce. D’ailleurs, pratiquement tout dans cette salle était métallique. Les tables comme les chaises et les instruments brillaient dans la pâle lumière dispensée par la vieille ampoule qui clignotait par moment. Adam frissonna. Ce genre d’endroit ne mettait pas à l’aise. Surtout qu’il pouvait aisément imaginer le croquemort lui faire subir les pires tortures. Ce dernier s’agitait justement dans un coin de la pièce, mélangeant ça et ça avec un mauvais sourire, et provoquant parfois quelques petites explosions dans les ballons de chimie qu’il avait dû piquer à une classe de labo. Rapidement, il versa un liquide bleuâtre dans une seringue et se tourna vers le brun, qui déglutit difficilement.

— Je, tu… Tu es sûr de ton coup ? Tu essayes pas de m’empoisonner ni rien, hein ?

— Mais noooon ! le rassura d’un large sourire hypocrite le type.

Il agrippa le bras du jeune professeur, relevant vaguement la manche, et dévoilant une peau blanche dont les veines palpitaient. Mais aussitôt, Adam retira son bras de la poigne de fer.

— Je… Finalement, je, non… Je ne veux pas.

Il chercha à se lever du siège, mais l’apprenti-sorcier ne l’entendait pas de cette oreille. Le menaçant toujours de la fine aiguille, il lui barra la route.

— Voyons voyons, Adam, soyez raisonnables… Restez sagement assis.

Mais Adam ne comptait pas obéir non plus. Et ficha un coup de genou à un endroit bien placé.

— Désolé mais ça va pas coller entre nous.

Il se leva, trébuchant. Un seul objectif : lui échapper. Tee était hors de combat, plié en deux, et ricanant nerveusement sous la douleur. Ou du moins, c’est ce qu’il pensait. Car subitement, il se redressa et attrapa le professeur par son haut, un sourire sadique figé sur son visage :

— Pensais-tu vraiment m’échapper ?

Hurlant, sa victime se débattit pour fuir, mais peine perdue. Adam avait beau être plus jeune que son oppresseur, il n'était au contraire pas très musclé. Et puis l'autre avait des doigts comme des étaux. Il griffa la main, en vain. La terreur commençait à s'insinuer en lui. Pourquoi tenait-il à faire ses étranges expériences sur lui ? Et pourquoi maintenant ? Dans un sursaut de bravoure, il flanqua une droite à son adversaire, qui le lâcha pour porter ses mains à son visage. Quand il la retira, elle était rouge. Sa lèvre saignait. Et quand le fossoyeur releva les yeux, Adam n'était plus là. Le brun courait, courait, essouflé. Il fallait mettre le plus de distance possible avec ce fou. Soudain, sans trop savoir comment, il se retrouva sur les genoux. Il était trop fatigué. Il n'avait pas dormi depuis environ vingt heures, et manger... N'en parlons pas. Cherchant à récupérer son souffle, tremblant, il se remit debout. Avant de chanceler et devoir s'appuyer au mur. Il allait se faire rattraper, à coups sûrs. Et même la peur la plus profonde du monde ne lui donnera pas les ailes dont il rêvait... Le silence s'installa, ne lui laissant entendre que les échos de son coeur tambourinant avec force contre sa poitrine. Ses médicaments... Il les lui fallait. Vite... Ou... Ses pensées s'envolèrent soudain. Une ombre l'avait rejoint. Une ombre munie d'une piqûre. Il ne pouvait plus bouger. Il était trop faible. Il avait perdu. Il ferma les yeux, et la dernière chose qu'il ressentit fut celle d'un corps étranger se plantant dans ses veines, et un liquide froid l'envahir...
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En couple ou Solo: J'ai mon renard, ça me suffit ! Ou pas...
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Ven 16 Mai - 22:53
Comme je l'ai dit sur la cb :
Amai a écrit:
[22:48:11] ADAM BLOODRUSH : ( AAAAAAH QU'EST-CE QU'IL A FAIT A AD ?! ;W; )

Sinon très bien écrit comme d'habitude, j'ai très très très hâte de voir la suite oWo
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Ven 16 Mai - 22:55
Ca ... Aaron ;w; Vivement la suite , qu'on sache enfin ce qui lui arrive , m'enfin ! èwé Et puis , nickel , comme d'hab o/
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Sam 17 Mai - 12:42
J'ai ma petite idée Adaaaaaaam~
Bien écrit en tout cas, j'adore mes apparitions, eheh... J'ai encore hâte de voir la suite pour savoir si j'avais raison, et parce que ça me plait! Allez Nono, fais-nous rêver 8D
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Sam 17 Mai - 16:57
Hehe, tu vas vite déchanter, Tee. Moi aussi j'ai ma petite idée sur la question... ~
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Dim 18 Mai - 19:53
J'ai une hypothèse, mais qui n'a aucun rapport avec l'origine des zawbies, du coup... .w.
Hâte d'avoir la suite, encore et toujours /o/
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Jeu 29 Mai - 14:06

BIEN PLUS TARD

— Qu’est-ce que vous faites là, les mioches ?

Les deux jeunes gens se tournèrent de concert vers le fossoyeur :

— Tee ! Aide-nous, y’a un zombie ! s’exclama le garçon en pointant le mort-vivant assommé au sol.
Camille elle, resta muette. Le concierge ne la mettait jamais à l’aise… Pour l’instant, ce dernier affichait un grand sourire :

— Oh, ça a marché, au final.

Il s’approcha, tout guilleret, et poussa la joue du zombie du bout du doigt, puis commença à le tripoter d’une manière assez… Spéciale. En même temps, ce gars avait assez l’habitude des chairs exsangues et dures, sans souffle…

— Huhuuuum, comment l’avez-vous éliminé ?

— J’lui ai foutu un coup de pelle en plein dans la nuque ! lança Akane, tout fier de lui.

— Tu aurais d’ailleurs pu arriver plus tôt, nan ? grogna Camille en croisant les bras. On ferait mieux d’aller rejoindre les autres d’ailleurs.

Akane l’ignora, tandis que Tee reprenait son examen. Puis, il se tourna vers les élèves, d’un air étonné :

— Quoi, vous êtes toujours là ? Allez, zou, pccht !
D’un signe de la main, il leur fit signe de s’en aller. La petite châtaine ne se le fit pas dire deux fois, et tira le blond dehors, sans qu’il puisse protester, bien contente de quitter ce type angoissant. Une fois assez loin, elle poussa un soupir de soulagement, tout en continuant de marcher :

— Pfiouh ! Qu’est-ce qu’il est bizarre, ce gars !

— Moi je l’aime bien, il est original, rit son compère, amusé, avant de se stopper en voyant le regard lourd de sens que lui lança Camille.

— Il ne te parle que de cadavres et de cercueils, et tu trouves ça original ?! Ce gars veut juste notre mort pour s’enrichir !

— Et alors, il a pas le droit ?

— Oh, laisse tomber, soupira la jeune fille en accélérant l’allure, espérant semer son compagnon.

Mais ce dernier ne se laissa pas distancer, décidant de rester muet. Finalement, l’adolescente brisa le silence qui s’était installé, et qui l’angoissait aussi :

— En fait, j’y comprends rien… Tee avait pas sorti un truc comme quoi « Ca avait marché ? » non ? Il doit savoir ce qu’il se passe… Surtout que s’il nous a chassés… Il ne veut pas qu’on sache.

Elle se stoppa, regardant fixement Akane qui la laissait monologuer…

— Faut qu’on y retourne ! Il est peut-être en train de disséquer Adam !!
L’autre haussa les épaules :

— Il fait son boulot nan ? Il veut pas qu’on le voie faire…

— Mais tu l’as tout de même tué ?! Tu l’as juste assommé !

— J’en sais rien !

— On y retourne, décréta Camille qui tourna les talons et retourna d’où elle venait. Il est plus là ! Et Adam non plus ! s’écria-t-elle devant la porte où le jeune homme la rejoignit tranquillement

BIEN PLUS TOT

Adam ouvrit brutalement les yeux, haletant. Il manquait d’air. Il avait l’intention qu’un étau appuyait sur sa poitrine. Il prit de grandes inspirations bruyantes, dans les ténèbres. Il ne distinguait rien, et supposa qu’il n’avait pas bougé d’endroit… Il essaya de se calmer et ralentir son rythme cardiaque, tout en scrutant les ombres alentour. Il retint un instant son souffle pour entendre des bruits. Mais rien, le silence régnait, et c’était angoissant. Il ne voyait rien à trois mètres devant lui, et évidemment il n’avait rien sur lui à part ses clopes et… Un briquet ! Fébrilement, il fouilla ses poches à la recherche du petit objet, qu’il alluma. Aussitôt, la minuscule flamme raviva la vie autour de lui. Ou presque, puisque les seules choses qui l’accueillir furent le mur. Ouais, pas très chaleureux, comme hôte. Soudain, flash-back devant ses yeux. Tee, armé de sa seringue, qui lui plantait ce poison dans le corps. Il porta la main à son bras, lâchant le briquet qui s’éteignit. Il se retrouva de nouveau dans le noir, à frotter son bras, qui avait un peu saigné. Son agresseur n’y était pas allé de main morte. Il réalisa qu’il ne semblait pas s’être transformé en monstre boursouflé, et ne se sentait pas plus mal que durant sa course-poursuite. Il ne s’était rien passé. Le jeune professeur souffla, soulagé. Néanmoins, il se demanda pourquoi Tee l’avait laissé là, ne profitant pas de son état de faiblesse pour le déplacer… Il s’accroupit pour tâtonner à la recherche du briquet, et ne trouva rien de mieux que se cogner contre… Quelque chose de dur comme une table. Au même moment, un bruit d’objet tombant retentit dans le silence. Adam avait envoyé plus loin le briquet. Il jura, continuant de chercher, avant de cette fois se prendre une chaise. Touchant les pieds et le siège, il se demanda où est-ce qu’il avait atterrit… Un bureau, une salle de classe ? Ses yeux commençaient tout juste à s’habituer à la pénombre, quand soudain un coup de tonnerre éclata, illuminant un instant la pièce. Il sursauta, pas seulement à cause du roulement de tambour qui suivit, mais aussi parce qu’il avait entraperçu sur la table… Un nouveau flash éclaira la pénombre, laissant bien distinguer les ciseaux rouillés, couteaux encore souillés de sang. A côté traînait un pauvre ours en peluche élimé, dont on avait à demi arraché la tête… De la mousse jonchait autour. Il recula pour s’éloigner de la table où ils trônaient, mal à l’aise, attendant avec horreur le prochain éclair. Qui laissait ici des choses aussi glauques ? Pour peu, il se croirait dans un film d’horreur…
— Mes petits jouets ne te plaisent pas, Adam ? lança une voix narquoise derrière lui.
Sans que le jeune homme ne puisse protester, on lui attrapa fermement le bras pour le plaquer contre le mur avec violence. Un nouvel éclair déchira le ciel, laissant voir la grosse seringue que l’albinos tenait en main, sourire angoissant aux lèvres :

— Si ce produit n’a pas marché… On n’a qu’à essayer avec un autre !

PLUS TARD

Abby ne réfléchit pas plus et abattit sa pelle. Elle déteste le croquemort, et ne manquait pas de le provoquer en duel dès qu’elle le croisait, et cette nuit-là ne fit pas exception à la règle. Mais le fossoyeur l’avait esquivée d’un sourire narquois, et empoigné l’arme pour essayer de l’arracher des mains de la demoiselle. Cette dernière ne comptait pas abandonner le combat si vite, et tira de son côté. Perfide, son adversaire lâche subitement le manche, et la petite grenouille s’écroula au sol, sous les yeux d’Amber qui assistait à la scène, éberluée. Tandis que sa camarade se relevait, elle se tourna vers l’homme :

— Que faites-vous debout à une heure pareille, vous aussi ?

— Comment ça nous aussi ?

L’albinos ne répondit pas, se contentant de continuer avec un grand sourire :

— Si un pion vous attrape, comme Lottie, vous êtes bonnes pour quelques heures de retenue. Alors, vous avez une bonne raison ?

— On… On cherche nos amis…

Abby boudait dans son coin, tandis que la plus grande cherchait à extorquer des informations de Tee, qui resta évasif et s’en alla.

— Je crois qu’il a croisé quelqu’un de notre troupe… Hein ? Abby, t’en penses quoi ?

L’interpellée continua de faire la tête, sans répondre.

— Oh, Abby ! fit Amber en allant la secouer par les épaules. Suivons-le ! Si ça se trouve, c’est lui qui était avec Adam, tout à l’heure !

La jeune fille ne croyait pas si bien deviner. La curiosité de sa compagne d’expédition fut piquée, et elle se décida à suivre son amie. Elles emboitèrent donc le pas au concierge qui marchait tranquillement, un grand sourire figé sur la figure.

DANS LE JARDIN

— A… Aaron !! glapit Akane en se jetant à genoux à côté du jeune homme.

Il semblait évanoui, mais ne réagit pas et ne se réveilla pas lorsque sa petite amie le secoua brusquement.

— Aaron !! Aaron, réveilles-toi !! criait l’albinos en essayant de lui faire ouvrir les yeux par tous les moyens, les larmes aux yeux.

Enola était venue s’accroupir à côté du garçon, et observait les gestes d’Akane, qui finit par s’arrêter en pleurant. La poitrine d’Aaron ne se soulevait plus, et sa peau était froide, blafarde.

— C’est… C’est un cauchemar… Ce n’est pas possible… balbutiait la demoiselle qui sentait de grosses larmes chaudes rouler sur ses joues. Ce n’est pas… Vrai, il… Il n’est pas mort ! Hein, Enola, hein, on… On va… On va appeler une ambulance, il… Il va se rétablir ! Vite, appelle !

La blonde n’avait pas le cœur de refuser quelque chose à Akane dans une situation, et le visage fermé, elle sortit son portable… Avant de remarquer qu’il n’y avait pas de réseau. Elle tenta néanmoins de passer un coup de fil, mais évidemment il n’y avait pas de tonalité.

— Je… Désolée, Akane, mais… Ca ne capte pas.

Elle leva le nez vers le ciel. Un gros nuage noir avait recouvert la ville, empêchant les étoiles et la lune de dispenser leurs clartés. Des gouttes commençaient à tomber, et ça correspondait parfaitement à l’humeur du moment. Akane sanglotait sur le torse d’Aaron, agrippant son T-shirt trempé par ses pleurs. Un éclair fendit les cieux.

— Il va pleuvoir, Akane…

Enola n’obtint aucune réponse, à part des sanglots redoublés. Elle vint entourer les épaules de son amie doucement.

— Je suis désolée Akane… Mais il va falloir rentrer… Si la bête est dans le coin…

— Je m’en fiche ! lâcha la jeune fille entre deux hoquets. Je ne veux p-pas… J’veux pas le laisser…

Dans un nouveau coup de tonnerre, une énorme bête surgit soudain de la pénombre. Les deux filles poussèrent un cri, tout d’abord tétanisées. Le monstre s’approcha lentement, grognant. De la bave pendait de ses babines sombres, faisant étinceler ses canines jaunes.

— Akane, cours ! hurla Eno en se relevant et tirant sa compère par le bras.

Mais Akane ne voulait pas bouger, toujours sur les genoux.

— Akane, arrête de faire la conne et bouge-toi !!

Enola la secoua, et enfin, elle se remua. Se redressa en chancelant, suivant la blonde qui commença à détaler alors que le chien, voyant que ses proies lui échappait, faisait de grands bonds pour les rattraper. Les deux jeunes filles couraient peut-être vite, mais elles n’étaient pas très endurantes. Rapidement, elles furent en haleine, et le chasseur les rejoignait peu à peu…

— Enola ! Là !

L’albinos désignait une sorte de cabane de jardin, un peu délabrée, mais pourvue de bons murs de bois. Sans plus chipoter, les demoiselles s’y enfermèrent, mettant la cale sur la porte, à l’ancienne. Retenant leurs souffles, elles écoutèrent le chien renifler leurs traces, grogner et souffler. Ne bougeant plus, elles espérèrent qu’il n’essayera pas d’enfoncer l’entrée… Heureusement, au bout d’une minute ou deux, la bête fit demi-tour. Elles soupirèrent de soulagement, leurs cœurs reprenant un rythme normal, ou presque. Car ils manquèrent faire un arrêt cardiaque lorsqu’un coup fut donné à nouveau. La chose, voyant qu’elle n’arrivera à rien, choisit une autre option, bien plus courte : casser une fenêtre. Une forme humaine l’enjamba avec peine, comme si elle était désarticulée… Et Akane se jeta à son cou :

— Aaron ! T’es vivant !!

Elle n’eut pas le loisir de s’extasier plus longtemps. Le blond lui avait porté un violent coup à la joue, la projetant au sol, hébétée. Elle regarda le jeune homme approcher, la prenant par les épaules. Ses ongles s’enfonçaient dans la peau de l’albinos, qui balbutia :

— Aaron ?.. Qu’est-ce que ?... Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

Elle remarqua soudain les yeux vides de son amoureux, qui dût la lâcher. Enola venait de lui donner un coup de pied à la tempe, et vint tirer Akane par la main :

— Il n’est pas normal !! On dirait un mort-vivant !!

Son amie ne pouvait pas répondre, muette d’horreur. Elle n’aurait jamais cru, que même zombifié, son amant l’aurait attaquée. Elle se releva, observant Aaron se redresser telle une marionnette, et s’approcher d’elle. Elles étaient bloquées : dehors, le chien, dedans, le zombie. Elles n’eurent d’autres choix que de reculer jusqu’à la porte, où elles entendirent soudain le chien ténébreux gratter et aboyer, ayant repéré leur peur. Heureusement, contrairement à son acolyte canin, le mort-vivant n’était pas très rapide. Elles pouvaient facilement le repousser, à coups de pieds, mais la peur et le stress les fatiguait. C’était sûrement ce qu’Aaron attendait, afin de pouvoir les immobiliser, et les offrir en pâture au chien…

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Jeu 29 Mai - 14:30
... On va crever uwu J'avais un pressentiment qu'Aaron allait finir par attaquer Aka-chan ... Mais roh là là , on est dans la mouise , Enola , on est dans la mouise XDDDDD Bref , ça se précise , c'est bien , mais , vite , la suiteuh !!!!! /PAN/ Je veux tout savoir , à la fin ! XDDDDD
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Jeu 29 Mai - 22:16
"- Enola ! Là !" *meurt de rire*
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