A bas l'unawesome sorcière-javel ! | fic épic, combats et awesomness au rendez-vous !

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Lun 11 Aoû - 16:30
Bon, c'est ti-par pour respecter mon pari perdu ;w;/paf/

Il me semble que je te l'avais déjà dis, mais pour la décapitation d'Ad' : Je. Te. Déteste. Buuuuhuuuu TT
Sinon, je plains -un peu- Eno qui s'est retrouvée embarquée chez les Ailes Pourpres sans avoir son mot à dire :') j'espère qu'elle va se rebiffer un peu /o/

Et la suuiiiiiiiiiiiiiiiite **
Sailor Cravache
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Sailor Cravache
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Sam 4 Oct - 0:06


Coucou °^°:
 

CHAPITRE VIII
Enigmes d’anciens temps

« D’années en années les objets passèrent
Devinrent pertes et poussières
Perdus dans  les gouffres délaissés,
Ils ne furent plus que passé
Aux quatre coins du monde cachés.
Graine de luxure qui pousse, au sein
D’une montagne éternelle fut le fruit malsain
Neige et froid te conservera
Bijou convoité, mille fois volé,
D’un piège mortel n’échappera
D’une grotte de cristal oubliée
D’un désert brûlant sans eau le livre orgueilleux vivra
D’une onde sauvage reposera la jouvence gourmande
Harpe endormie, des nuages tu t’éveilleras
Le basilic sanglant te protège à sa demande
D’avarice cristallisée, de brûler à jamais condamnée
Au cœur d’un volcan la terre t’engloutira
La coléreuse épée, dans les bois abandonnée
De la roche, tu feras corps toujours
Qui bravera les dangers
Connaîtra gloire et amour
Et puissance il aura. »


***

Les rues de la ville étaient bien vides. Sale journée pour les marchands, qu’il se disait, le gars qui poussait son chariot miteux sur les pavés. Y’avait juste deux trois chats et autres animaux magiques qui s’enfuyaient à son approche, mais à eux, il ne pouvait guère leurs vendre ses produits. Qu’est-ce qu’il se passait, à la fin ? Une épidémie de vérole magique, une guerre avait décidé tous ses habitants pendant la nuit ? Il avait réussi à franchir les frontières hier, et la capitale était animée. Mais pas aujourd’hui. Pas plus dérangé que ça par le calme trop présent qui régnait, il continua de pousser sa charrette jusqu’à la place du village, où là, ooh, des gens. Et une estrade. Oh, chouette, c’était une exécution publique ! Mais dommage, il avait l’air d’avoir raté le spectacle. Immobilisant son bric à brac pour s’y accouder, il observa la foule, de loin. Ca s’agitait un peu, y’avait deux trois gens qui semblaient vouloir monter, peut-être pour essayer de sauver le condamné… Il ricana. L’être humain était quelque chose de si fragile.

***

Là bas, sur son trône, la reine sentait ses lèvres s’étirer d’un sourire machiavélique. Son ennemi n’était enfin plus rien ! Elle avait gagné !! Sans ce sauveur de pacotille, les Ailes Pourpres n’oseront plus que de petites attaques sans importances. Désormais, elle était libre de mener son projet à bien. Et Aaron pourra consolider son empire… Elle lui jeta un sourire vainqueur, auquel il répondit par un baisemain. Elle se leva, vérifiant d’un coup d’œil que sa toilette n’était pas salie ou froissée, et tourna le dos à la plèbe, quand soudain, résonna une voix.

— Euh, madame ?

Elle se retourna. Qui osait l’interpeller de la sorte ? Enfin, elle avisa un marchand ambulant, vêtu d’un long manteau bariolé trois fois trop grand pour lui, aux longs cheveux gris, et qui arborait un large sourire plein de dents. Elle s’apprêta à calmer l’impudent d’un coup de poignard bien senti, quand il continua.

— Je pourrais récupérer le corps, m’dame ?

Elle le jaugea de la tête aux pieds, pas l’air plus que ça décidée à satisfaire sa requête. Mais elle se rappela qu’une certaine vampire n’apprécierait pas…

— Très bien. Fais-en ce que tu veux. Gardes, apportez-lui le corps !

— QUOI ? piailla aussitôt Rita, qui n’en revenait pas.  JAMAIS DE LA VIE. REINE-SORCIERE, JE RECLAME LE CORPS. IL REVIENT DE DROIT AUX AILES POURPRES.

— Je vous en donne 100 Pandores, rétorqua aussitôt l’inconnu, grand sourire aux lèvres.

— M-Mais— ne put que lâcher Rita, offusquée de la tournure que prenaient les évènements.

Elle s’avança pour contester, mais un cercle de lances se dressa devant elle. Elle serra les dents. L’avait pas trop envie de combattre, là. Soudain, le sol se mit à trembler sous leurs pieds, et jaillit subitement une grande racine verte et gluante.

— TOUCHEZ PAS A RITA, gueula Caro qui avait activée ses pouvoirs, une main sur le sol.

— T’es sûre que tu gères, là ? la questionna Mira, postée à côté d’elle, ses cheveux embrasés.

— OCCUPE-TOI DEJA DE TON FEU ET ON VERRA APRES.

— Rho, c’est bon, ça va !

La mage se tourna vers un groupe de soldat et déchargea une gerbe de feu qui envoya voler les pauvres guerriers en soleil aux quatre coins de la place. La bataille était engagée. Des flammes plus ou moins contrôlées, une grande racine tentacule qui faisait un peu ce qu’elle voulait de ce qu’elle attrapait (enfin, la plupart du temps elle les écrabouillait tout bonnement), quelques pics de glace apparaissant ça et là, les éléments faisaient des ravages chez les combattants en armure qui tombaient comme des mouches. Et là-haut, sur son trône, la reine toujours bien droite et digne, se repaissait du carnage ambiant, un petit rictus satisfait aux lèvres. Au bout de quelques minutes, Aaron grogna et se leva, la main sur l’épée.

— Faut-il que j’envoie plus de troupes ?

Sa compagne agita la main.

— Mais non, cher ami. Profitez plutôt du spectacle. Regardez-les, ils sont comme des chiens sur un os. Tout ça pour un cadavre.

L’elfe aux cheveux blancs releva la tête vers eux, du bas de l’estrade, attendant un quelconque ordre de la part de sa maîtresse, mais rien ne venait, et elle fut donc bien obligée de rester là où elle était, à observer la vampire louvoyer entre les attaques pour atteindre le gars aux cheveux gris. Oh, tiens, on l’avait oublié, lui, il n’était pas encore parti ? Quel dommage. Sauf qu’en même temps, il souriait de toutes ses dents, et comme la reine-sorcière, semblait amusé par toute cette agitation autour d’un simple cadavre. Il avait attrapé la tête d’Adam entre ses mains, quand Rita se jeta sur lui.

— Pose ce tr-cette tête !!

— Mais je l’ai payé ! protesta-t-il aussitôt en serrant le crâne contre lui d’un air possesseur.

La jeune femme se sentit bouillir de rage en le voyant traiter Ad comme un objet et feula à la manière d’un chat, dévoilant ses crocs acérés, qui ne semblèrent pas apeurer l’autre. Derrière elle, un grand bruit de chute fit sursauter tout le monde. La tentacule géante s’était écrasée et se tortillait, cassant une ou deux maisons qui avaient le malheur d’être là. Caroline débarqua, essoufflée :

— Je la contrôle plus ! Faut qu’on se tire !!

Elle empoigna les vêtements de l’ancien mage de vent.

— Ouuuh, mais c’est qu’il est lourd, ce cochon !

Pas le temps de réfléchir pour Rita, elle entreprit d’aider Caro, et attrapa fermement le bras de l’étranger gris, lui plantant limite ses ongles dans le bras.

— Toi, tu nous suis, et sans histoires.

Cahin-caha, les trois prirent la poudre d’escampette, criant au passage à Amber et Mira de les suivre, alors qu’elles essayaient de neutraliser la plante possédée. Et un peu plus tard, la troupe s’effondrait dans une petite ruelle, loin de tous problèmes. Rita s’adossa au mur pour reprendre son souffle, observant ses amis. Et tilta soudain un truc :

— … M*rde, il est passé où l’autre ?!

— L’autre ?

— Le gris là !! L’étranger ! Il avait la tête d’Adam ! dit-elle en paniquant.

Tous les regards convergèrent vers la dépouille. Grand silence.

— Effectivement, il est un peu moche sans sa tête…

— Oh, tais-toi, Mira, soupira tout le monde.

En effet, un peu plus loin, le marchand ambulant avait perdu son chemin. Plus la team qui l’avait embarqué de force dans il ne savait quoi. Plus son attirail. Mais il ne s’en souciait pas vraiment. La preuve, quand il se rendit compte de tout cela, il ne trouva rien de mieux que de pencher la tête de côté et de faire un grand sourire plein de dents.

— Que c’est divertissant !

Il serra son précieux contre son manteau gris, reprenant vaillamment son chemin, tout content.

***

— Putain mais pourquoi personne a vérifié qu’il nous suivait ?! s’écria Rita.

— Je tenais le corps !! se défendit Caro.

— Euh… Je regardais devant moi pour pas me prendre un mur, expliqua à son tour la rouquine.

La vampire poussa un long soupir, désormais trop fatiguée pour pouvoir s’énerver et saigner ses collègues, surtout qu'elle n’était pas sûre que ça plairait aux Ailes Pourpres.

— Eh bien, on y retourne. Faut qu’on le retrouve.

— Mais il va bientôt faire nuit ! s’exclama Mira.

— Déjà ? s’étonna Amber qui pointa le nez vers le ciel.

Effectivement, le crépuscule était déjà là. Et chercher dans le noir, c’était un peu difficile, à part pour Rita et Teto qui avaient l’habitude. Même que Mira réussit à s’prendre un mur deux minutes plus tard. Alors c’était pas gagné.

— Comment on va le retrouver ? s’inquiéta Amber.

Et là, Adam se redressa. Si si, se redressa vraiment. Genre, sur ses jambes et tout. Et détala dans la rue voisine. Tout le monde resta un instant sans bouger, pas l’air plus choqué que ça, avant que Caro ne lâche :

— Il s’est passé quoi là ?

— Je crois que le corps d’Adam s’est barré, observa Mira.

Enfin, Rita se réveilla et démarra en trombe.

— Faut le rattraper bon sang !!

La course-poursuite s’engagea. Ca aurait dû être simple, parce que le corps hanté ne possédant pas d’yeux pour se diriger, se prenait tous les obstacles possibles et imaginables, mais semblait aller quelque part. Et derrière, y’avait la vampire, bien plus agile, qui évitait avec agilité tout ce qui la gênait. Plus loin, un bruit de poubelles et de caisses dégringolant l’attira. Sous un fatras de bois et de métal, deux trucs s’agitaient. Une planche se rabattit, laissant voir le cadavre possédé tirer sur quelque chose qu’un autre homme aux longs cheveux gris. L’étranger. Rita grogna et bondit sur lui.

— Lâche-le !!

Elle l’empoigna par le cou, envoyant valser ce qu’on pouvait appeler Ad. L’attaqué couina, se ramassant en boule. Quelques instants plus tard, les trois comparses se pointaient pour voir Rita secouer l’homme comme une peluche en gueulant pour qu’elle lui rende la tête. La situation était à la fois tellement désespérée et cocasse qu’elles éclatèrent de rire, sauf Amber qui pigeait pas pourquoi Rita tuait pas l’inconnu vite fait histoire d’être débarrassée.

***

Enola releva les yeux de son bouquin en entendant la bande entrer dans la base des Ailes Pourpres. Sauf qu’il y avait une Rita toute échevelée, une Mira un peu toute noire de partout, Caro qui n’arrêtait pas d’éternuer, Amber éreintée, Ad coupé en deux et… Et un inconnu qui regardait désormais autour de lui avec intérêt.

— … Il s’est passé quoi ?

Elle les avait laissé quelques heures plus tôt, et avait préféré rester au QG. Après tout, quand on passe morte aux yeux des représentants royaux, on évite d’aller assister à une jolie décapitation.

— Moi j’dis, t’as bien fait de pas venir, soupira Amber en se laissant tomber sur la première chaise venue.

Pendant ce temps, Rita essayait de convaincre le gars qu’elles avaient rapatriées de lâcher la tête d’Adam pour qu’ils puissent piger quelque chose, notamment pourquoi le corps s’était possédé d’un coup. Caro et Mira entreprirent de tout expliquer à Eno, mais cette dernière s’y perdait plus qu’autre chose, parce que les deux demoiselles n’arrêtaient de se couper, de rajouter des détails, et de se chamailler sur la manière de comment qui a fait quoi. Au final elle laissa tomber, et se dit que depuis qu’elle avait posé un pied à Pandora, il lui arrivait que des trucs bizarres. C’était peut-être la culture du pays, et fallait pas chercher plus loin.

***

— Ma mie, pourquoi les avoir laissé filer ? Ils n’auraient été qu’un obstacle de plus abattu.

La jeune femme releva ses prunelles rouges vers son époux, entré dans la pièce avec son familier, et allé s’avachir sur un canapé de velours noir, le loup posant sa tête sur ses genoux pendant que son maître le caressait nonchalamment.

— C’était… Divertissant, finit-elle par lâcher dans un sourire couleur grenat. J’ai bien envie de voir ce qu’ils pourraient essayer d’inventer pour me renverser, désormais.

Le blond plissa les yeux.

— Vous êtes… Awesomement diabolique, ma chère.

— Merci du compliment, mon ami.

— Malgré tout, le parchemin que tu devais trouver au sein de la bibliothèque de Sugar est introuvable... M'aurais-tu lancé sur une fausse piste ?

— Je n'aurai pas osé !

Elle se leva de derrière son bureau noir, chassant le loup noir qui fila derrière un meuble sans demander son reste, pendant que les deux amants s’échangeaient des sourires complices et que des mains commençaient à se balader un peu partout.

***

— Mais qu’est-ce que vous faites ?

La jeune fée s’approcha de Rita, qui était assise en tailleur par terre, un fil et une aiguille entre les dents, et tenait la tête d’Adam entre les mains. Et à côté, un type chelou aux longs cheveux gris qui observait avec intérêt le tout. Elle haussa un sourcil. L’homme releva le nez vers elle :

— Oh tiens, bonsoir princesse Enola.

— T-Tee ?! Mais qu’est-ce que tu fais là ?!

— J’me baladais dans l’coin, et y’avait une exécution publique, donc j’ai voulu récupérer le corps, sauf que cette madame, là (il pointa Rita qui grogna) elle était pas trop d’accord et elle veut recoudre.

— Je… Vois, lâcha Enola qui décida qu’elle se contenterait bien de cette réponse pour le moment.

Elle s’agenouilla auprès du corps.

— Vous voulez de l’aide ?

— Et comment tu pourrais nous aider ? dit Rita d’un air blasé.

— Ben, je suis une fée, je suis guérisseuse !

La vampire l’observa, avant de poser la tête près du reste du cadavre, en signe d’autorisation. Enola se releva. Dans son dos apparut soudain deux ailes transparentes, qui s’agitèrent et éparpillèrent une poudre dorée autour d’elle. La beauté de la demoiselle parut n’en resplendir que mieux. Du bout des doigts, elle colla les deux parties de la dépouille, laissant sa magie faire le travail. Et bientôt, les os étaient ressoudés, les muscles refaits, la peau recouvrait le tout. Et Adam prit une grande goulée d’air dans un son rauque.

— Ah putain ça fait du bieen… !

Un grand silence accueillit cette déclaration. Adam. Avait parlé. Adam était donc vivant. Et pour preuve, il gigota et s’étira, avant de se mettre en boule.

— Ah, que l’immortalité est pénible.

***

— Alors si je comprends bien… T’es un zombie.

— En quelques sortes… finit par admettre le borgne. C’est l’âme qui fait bouger et vivre le corps. Sans, ce n’est qu’un cadavre pourrissant. Sauf que dans l’Espace-Temps, le temps ne s’écoule pas. Donc mon corps s’est conservé. Donc en revenant ici, il commence à se décomposer…

— Mais alors… comprit Amber. On a un délai ? Il faut qu’on  récupère ton âme, donc, ton œil, avant que tu ne pourrisses ?

— Exactement.

— C’est vraiment amusant, commenta celui qu’Enola avait appelé Tee, qui touillait justement tranquillement une tasse de thé dans un grand sourire.

Personne ne releva, parce que personne ne trouvait drôle d’avoir eu à récupérer une momie d’entre les mains de leur ennemie jurée, de poursuivre cette momie, qui n’avait cherché qu’à récupérer son cerveau dans les rues de Loitaceila, et d’apprendre qu’au final, been, ils avaient pas tout leur temps pour mettre leurs projets à bien.

— Bon, et t’es qui, toi ? finit par questionner la leader du groupe, scrutant l’amateur de thé.

— Moi ? Un simple marchand ambulant qui passait par là.

— Qu’est-ce tu rac—fut coupée Eno par l’homme qui lui avait fourré un biscuit dans la bouche.

— Je vous conseille de fermer votre bouche au lieu de dire des bêtises, princesse.

Un rouge de honte et de vexation s’afficha sur les joues de la blonde, qui recracha le gâteau.

— Pourquoi t’as envoyé cette lettre ?! Maintenant je me retrouve dans un pétrin pas possible ! Je devais te retrouver au château, récupérer cette fichue harpe, et au final je me fais poignarder, on m’garde séquestrée, et toi tu te pointe comme si de rien n’était, parce que t’as juste vu un cadavre. Tu fais ch*er, Tee !

— Je sais, vous me l’avez déjà dit.

Il lui offrit un grand sourire, alors que la fée bouillait et cherchait à déverser un peu plus sa rage. Elle allait reprendre quand Adam l’arrêta.

— Tu as bien parlé… D’une harpe ?

Elle lui jeta un regard étonné.

— Ben, oui, il m’a dit de venir la récupérer mais la reine a dit qu’elle l’avait mise en sécurité pour—Vous voulez la voler ?! crut comprendre Enola.

Rita prit la mouche.

— Dis donc, petite peste, là tu vois, on essaye de sauver celui qui pourrait nous libérer du joug de cette folle,  donc si ça te va pas, tu t’en vas, hein.

— Mais elle connait nos plans ! rappela naïvement Caro.

La sugarienne ne pigeait plus rien. Qui étaient les gentils, qui étaient les méchants ?
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Sam 4 Oct - 9:36
J'CHUIS VIVANT /paf/
Je suis aussi contente de pas avoir perdu le fil parce que je me suis lancée dans la lecture sans relire la fin du chapitre précédent, mais apparemment j'ai tout compris. :D

Et puis, juste pour vous, voici la musique que j'avais en tête pendant qu'ils se poursuivaient :
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Sam 4 Oct - 11:19
* fredonnait déjà la musique avant de cliquer sur play * Ah ah , je suis awesome et omnisciente XD * ou alors je te connais quand même assez XD * * ou alors c'est juste la chanson cliché qu'on met quand on montre une course-poursuite , herm * Bref , ce chapitre , j'ai aimé , Akachi est toujours awesome , l'arrivée de Tee est très sympa , et ... nyah , j'aime la romance Aaron x Akachi >//w//<
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Sam 4 Oct - 15:56
... *se marre en lançant la musique* Trop ça XD *imagine trop une scène à la SnK avec un Dadam décapité et tout et et... XDDD*

Sinon. Ton niveau d'écriture a baiss- MERDE MAIS JE PEUX PAS FAIRE UN COMMENTAIRE CONSTRUCTIF LA. *stop la musique*
Bon. Je trouve ce chapitre nettement moins bien écrit que les précédents. Ca se voit que tu as eu du mal. M'enfin, osef, le scénario est toujours aussi bien, et puis j'ai hâte mais HÂTE d'avoir la suite *w*
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Dim 26 Oct - 18:45


Bouh. °^°:
 

CHAPITRE X
La coléreuse Exalibur

Un oiseau s’affola, poussant un trille à travers les branchages qu’il dérangea pour s’envoler, perdant quelques plumes dans la précipitation. L’instant d’après, la forêt retrouva son silence tranquille. Rien ne bougeait. Enfin, presque. Une silhouette sombre se faufilait entre les troncs et les racines, agilement, sans bruit. Il aurait fallu être un elfe ou un hybride pour l’entendre. La forme contrôlait son souffle, ses mouvements, tout était calculé. N’importe quelle magie antique pouvait être déclenchée à tout moment, alors elle devait être prudente. Enfin, autour d’elle, les arbres s’espacèrent, laissant place à une grande clairière tapissée d’une mousse quasi-translucide, éclairée par la lune à son zénith. Au centre de la clairière se dressait une pierre grise. L’ombre s’avança dans la lumière, enveloppée d’une grande cape qui la recouvrait et cachait son visage. Elle rejeta en arrière la capuche, dévoilant deux oreilles blondes de chat, pointant au milieu de mèches du même ton. L’hybride fit quelques pas vers le roc, notant qu’elle avait été taillée grossièrement pour donner des marches. Dignement, il les monta, se retrouvant face au pommeau d’une épée. Mais pas n’importe quelle épée. Cette lame semblait d’argent pur, et scintillait de mille feux. Elle était fichée dans le rocher, assez profondément. Plissant les yeux, il approcha une main gantée de l’arme. Un bourdonnement sourd s’éleva au loin. Sans en tenir compte, il empoigna le pommeau ciselé, et tira vers le haut pour dégager la rapière, qui n’opposa aucune résistance. Lentement, il leva la pointe vers le ciel, un sourire triomphant s’affichant sur ses lèvres. Il ramena l’objet à hauteur de son visage, passant le doigt le long du tranchant. Une goutte de sang perça à travers le tissu de cuir. L’épée était effilée comme un rasoir. En même temps, c’était sa fonction, trancher, couper, tuer. Mais depuis quand reposait-elle là ? Un sortilège avait dû la conserver intacte, puisqu’elle n’était aucunement émoussée et corrodée…

— Je sens qu’on va bien s’amuser, toi et moi…

Une lueur malsaine brilla dans les yeux de l’hybride, qui sortit une pierre de téléportation. Quelques minutes plus tard, l’épée et son nouveau propriétaire avaient disparus.

***

— Votre Majesté ?

— Quoi encore ?... répondit la reine en grognant.

Elle était installée à son bureau, accoudée à son trône doré inconfortable. Ces derniers temps, les ennuis pleuvaient, tout comme l’énorme nuage qui s’était installé sur le pays. Adieu monsieur Soleil, on était parti pour une bonne semaine de grisaille humide. Mais ce n’était pas le temps qu’il faisait dernièrement qui contrariait Akachi, loin de là. Aaron était reparti faire ses conquêtes dans Sugar, et elle se retrouvait seule pour gérer un pays entier, et comme par hasard, c’est là que Jotunheirm leur déclarait la guerre. Si ce n’était que ça, elle aurait eu vite fait d’écraser ce pays insolent, cela aurait été un bon prétexte pour agrandir son territoire, mais on lui annonça quelques heures après que l’île de Draven, son principal allié et surtout sa ressource en arme se rebellait, notamment à la suite des événements liés aux Ailes Pourpres. C’est qu’ils n’avaient pas fini de l’enquiquiner. Donc, Akachi se sentait d’humeur à aller torturer des familiers innocents. Se massant la tempe, elle réfléchissait à comment elle pouvait se sortir de ce bousier. Il ne s’agissait pas d’y aller en bourrin et de perdre ses précieuses alliances. Jotunheirm était un pays glacial, composé surtout d’une magie de glace. Pas très intéressant. Même si ça ne l’aurait pas étonnée qu’une des reliques se trouve dans les montagnes du Fenrir. Quoique, elle avait récupéré la boule de cristal dans l’ancien volcan. Si tout se passait bien, Akakun reviendrait dans la journée avec l’épée. Par contre, les Ailes Pourpres avaient la bague.

Elle releva les yeux vers le domestique qui semblait attendre. Elle s’était perdue dans ses pensées. Dans un soupir, elle lui permit de s’exprimer :

— Un messager m’a informé qu’un épéiste en furie semait la panique dans un village à la bordure de la capitale. Il aurait déjà tué un quart des habitants.

— Et qu’est-ce que ça peut me faire ? siffla-t-elle d’un ton glacial en haussant un sourcil.

— C’est qu’il se dirige vers la ville… Et il crie à qui veut l’entendre qu’il assassinera la reine Akachi…

Une goutte de sueur perla sur le front du messager. Généralement, quand on annonce une mauvaise nouvelle à la tyrante, elle décapite après avoir recueilli toutes les infos. Mais il ne vit qu’un sourire étirer un instant les lèvres de l’albinos :

— Mes gardes arrêteront cet effronté et je le décapiterai en public. Cela fera un exemple de plus pour le peuple.
Elle chassa d’un revers de la main l’homme qui s’empressa de sortir.
— Quelque chose me dit que ça ne sera pas si aisé d’attraper cet épéiste… murmura la voix de l’elfe, adossée derrière le trône.
***

— Je t’attendais.

Un regard rouge se tourna vers la silhouette qui s’approchait, épée en main. Elle glissa doucement la main jusqu’au pommeau de sa lame, qu’elle décrocha de son fourreau à l’aide du pouce. Celle de son adversaire était déjà à nue, et elle raclait le sol dans un son métallique. Pas le moindre respect pour son arme. Elle eut un claquement de langue réprobateur, le laissant s’approcher sans bouger. Elle était adossée à un mur de pierre, rue déserte. Mais elle se doutait que son opposant passerait par là. Il n’était pas bête au point de se montrer aux yeux de tous, même s’il portait sa capuche. Elle devait d’ailleurs le gêner. Tant pis pour lui. Il ne lui avait toujours pas répondu. Elle soupira. Il semblait ennuyeux d’avance, mais il y avait une leçon qu’elle avait apprise très tôt, c’était de ne pas sous-estimer son adversaire. Elle se remit donc d’aplomb, les pieds bien ancrés dans le sol tandis qu’elle sortait son épée d’un large mouvement de bras. Il s’arrêta en face d’elle, redressa la tête. La capuche tomba. C’était bien lui. Mais elle ne montra aucun signe de surprise, se mettant en garde. Il braqua ses prunelles rubis dans les siennes. Il n’était pas dans son état normal. Et l’instant d’après, il se jetait sur elle. Elle n’eut que le temps de sauter sur le côté, qu’il s’était déjà retourné et fonçait sur elle. Elle écarquilla les yeux. Il était bien trop rapide, même pour ses caractéristiques. Elle donna un grand revers. Il avait déjà disparu. Une ombre derrière elle. Elle se retourna, se baissa. L’épée la frôla, lui arrachant quelques mèches. Aussitôt, elle balaya les jambes de son adversaire, qui se redressa en une roulade souple. Le combat s’annonçait mal. Mais elle n’abandonnerait pas si vite. Sa vie et son honneur en dépendait.

Le métal s’entrechoqua. Les deux combattants haletaient. Camille tenait bon, et sentait que l'autre faiblissait. Elle avait largement la possibilité de gagner. Elle avait encore bien plus de force qu’elle ne le faisait paraître. Mais malgré tout, elle n’avait toujours pas réussi à le toucher. Combien de temps ça allait durer comme ça ? Un souffle lui parvint de côté. L’épée effleura son flanc. Et merde, elle avait relâché son attention. Là, une faille ! Elle fit un grand revers et la langue alla se ficher dans le flanc de son ennemi, qui hurla. Enfin ! Elle jubilait intérieurement de sa victoire toute proche. Bondissant en arrière pour souffler, elle observa l’autre épéiste qui était tombé à genoux, ayant jeté son arme. Grimaçant, il appuyait sa paume contre sa blessure. Un peu de rouge s’en échappait. Le coup n’était pas mortel, elle n’avait pas touché d’organe vital. Elle s’approcha lentement, méfiante. Il lui semblait tout de même qu’on pouvait encore se battre avec une petite plaie comme celle-ci, surtout au vu des capacités de l’hybride.

— Reconnais-tu ta défaite ?

Comme elle n’obtenait pas d’autre réponse, à part un souffle rauque, elle agrippa les cheveux, le forçant à la regarder. Deux prunelles d’un noir de jais se plantèrent dans les siens. Elle eut un sursaut de surprise, perdant son habituel air stoïque.

— Akakun ?! Que se passe-t-il ? Pourquoi ?...

Elle n’eut pas le temps de finir sa question, un hoquet de douleur la stoppant. Une dague venait de pénétrer sa chair. C’était froid, et en même temps ça brûlait. Elle lâcha son adversaire, tituba en arrière. Ses doigts se crispèrent sur le manche du corps étranger qui la gênait à chaque pas. Cet enfoiré s’était chargé de l’enfoncer dans son flanc, au même endroit où elle l’avait blessé. Il ne fallait surtout pas qu’elle retire la lame. Elle faisait office de bouchon contre l’hémorragie. Elle jura en langue elfique. Et quand elle releva la tête, Akakun n’était plus là. Elle poussa un autre juron. Où était-il passé ? Elle avait –encore- échoué. Elle voyait déjà sa tête se balader au bout d’une pique, quand une ombre retint son attention. Là-haut, sur les toits ! Et il était déjà loin, sautant un peu trop agilement au goût de l’elfe, de toit en toit, épée sur l’épaule. Elle fouilla dans ses bourses, trouvant une potion de soin. Il fallait faire vite. Sans hésiter, elle retira la dague, et le sang gicla tandis qu’elle buvait une bonne gorgée de la fiole dans un gémissement. Aussitôt, la blessure se referma. Le combat pouvait reprendre.

***

La flèche fila à l’oreille de l’hybride, qui s’était décalé juste à temps. Il rejeta à nouveau sa capuche sur son dos, histoire d’y voir clair. Enfin, c’était tout de même assez difficile, parce qu’une pluie drue s’était mise à tomber en quelques instants, mais s’était installée pour un moment. Usant au maximum de ses yeux de chat, il scruta la pénombre, s’attendant à voir un autre projectile foncer sur lui. Il secoua les oreilles, chassant quelques gouttes qui le chatouillaient. Il n’aimait pas la pluie. S’il voulait se débarrasser de la reine, il sentait qu’il allait devoir s’occuper d’abord de cette elfe trop collante. D’autant qu’elle était trop fidèle à Akachi… Elle était toujours invisible. Un mouvement sur sa gauche. Il empoigna son épée à deux mains. Il sentait que ça se jouait au coup unique. C’était elle, ou lui, en une seule attaque. Un autre mouvement.

Et la lame l’empala comme de la vulgaire viande. Trop effilée pour qu’elle le sente sur le coup. Elle gémit. Ce n’était pas normal. Il était blessé. Malgré sa vue qui se troublait, elle voyait qu’il saignait, que son habit était taché. Il ne devait pas avoir de potion de soin. Elle gémit. Alors pourquoi ? Elle sentit l’épée bouger en elle. Et hurla quand elle se décrocha, faisant jaillir le liquide pourpre. Le noir l’engloutit, la douleur résonnait dans son esprit. La dernière image qu’elle emporta fut celle d’un esprit noir de colère, l’épée elfique en main.

***

Les portes du palais s’ouvrirent en fracas, faisant entrer une bourrasque de pluie. La reine releva les yeux de son vernis impeccablement noir. Un sourire amusé étira ses lèvres en voyant l’intrus s’avancer dignement vers les marches. Il ne manquait plus qu’une musique de conquérant pour parfaire la scène. Elle se posait cependant une question : où était Camille ? Elle n’avait pas consulté sa boule de cristal, assez occupée par ses problèmes de guerre, là. Akakun gravit les marches une à une, lentement. Plus il s’approchait, plus elle voyait une fureur démesurée enfler dans les yeux du chat-garou. Il était d’ailleurs en train de tacher ses jolies marches de marbre. Elle fit une petite moue, le laissant se planter devant elle.

— Que me veux-tu, Akakun ?

— Ta mort.

Elle haussa un sourcil. Il n’avait pas sa voix habituelle. Celle-ci était trop grave, trop rauque pour le jeune homme. Elle jeta un œil à son arme, et comprit de tout de suite. Elle s’accouda donc nonchalamment à son trône, tout de suite désintéressée.

— Eh bien, vas-y, Akakun, je t’en prie.

Ce dernier ne se fit pas prier, levant son épée au-dessus de la tyrante. Un instant s’écoula. Puis deux. Le blond souffla, comme résistant contre quelque chose. Il baissa son arme, attrapa le pommeau à deux mains pour la soulever à nouveau, mais semblait ne pas pouvoir se résoudre à l’abattre. L’épée lui échappa finalement des mains, tombant au sol dans un bruit sinistre, qui résonna jusqu’au plafond. Elle continua de glisser jusqu’au bas des marches, fit quelques tours sur elle-même, avant de s’immobiliser. Akakun était tombé à genoux, et haletait, en proie en une douleur intérieure. Petit à petit, ses yeux se teintaient d’un rouge pâle, perdant leur coloration sombre. L’air perdu, il releva les yeux vers la reine. La claque retentit.

— Tu as osé essayer de lever la main sur moi ?!

— Je… Je suis désolé, ma reine, je… Je ne pouvais pas prévoir que—

— Comment ça, tu ne pouvais pas prévoir ?!

Une deuxième claque rougit la joue de l’hybride.

— Tu sais ce qu’il t’attend si tu recommences, Akakun, articula-t-elle froidement en glissant un doigt en travers de sa gorge. Je n’aurais même pas à lever le petit doigt pour que tu sois consumé…

Le chat-garou baissa la tête. Pour la première fois, il avait été véritablement déchiré entre sa nature et ses désirs, mais savait qu’il n’avait pas le choix.

***

— Nous pouvons commencer, messieurs.

Akachi claqua des doigts emmurant la pièce d’un sortilège insonorisant et détecteur de magie. Ainsi, personne ne pourrait les déranger pendant leur réunion. Elle alla prendre place sur le fauteuil en bout de table. Autour, s’étaient installés ses ministres et ses conseillers. Tous lui avaient jurés serment, tous savaient ce qu’ils risquaient à la tromper. Leur place pouvait faire envie, néanmoins, elle n’était pas si cool que ça. La reine n’écoutait souvent pas les conseils qu’on pouvait lui donner, et ne faisait qu’à sa tête.

— Très bien, quel est notre budget pour une guerre ?

— Eh bien, nous n’avons pas assez, Votre Majesté. Tout a été dépensé dans le palais et les prisons. Le reste va pour la prime des soldats. Nous ne récoltons pas assez d’impôts.

— Alors augmentez-les. Pouvez-vous instaurer une loi obligeant tout homme en âge de se battre à aller au front ?

— Euh, oui, mais vous risquez de vider les caisses du royaume…

— Mais non, nous les renflerons lors de notre victoire ! Nous n’aurons qu’à imposer des tributs à Jotunheirm.

— Mais—

Le conseiller se stoppa. S’il se risquait à s’opposer à Akachi, il était bon pour les cachots. Et ça, tous ces gentils messieurs l’avaient compris. L’un d’eux soupira :

— Eh bien, je suppose que nous répondons à la déclaration de Jotunheirm.

— Nous ne sommes pas en tord, puisqu’ils nous ont provoqués les premiers ! exulta la reine, toute contente.

Quelques minutes plus tard, après avoir discuté de choses diverses et variées concernant le pays, la conférence fut levée. Des temps durs s’annonçaient pour Pandora…
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Dim 26 Oct - 18:55
..... Mais c'est quoi tout ces problèmes qui tombent sur la tronche d'un seul coup ? OAO Et puis , par contre , le combat était cool . Akachi aussi , l'était *w* - par contre Enola , fais gaffe , y'a deux-trois fautes flagrantes qui se glissent dans ton texte ovo -
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Dim 26 Oct - 19:06
Je.
Je.
#1 : CAAAAAAAAAAMIIIIIIIIIIIIIIILLE QQ
#2 : Qu'est-ce que c'est quoi le délire avec Akakun ? *suit pas tout le "déchiré entre sa nature et ses désirs"*
#3 : Akachi qui annonce qu'elle entre en guerre avec un autre pays comme si elle disait qu'elle allait faire une virée shopping. J'aime :')

La suuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiite ;w;
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Dim 26 Oct - 19:10
Bon je commente parce qu'on me menasse un peu et ça ... ça me plait pas beaucoup !!! *boude un peu* Bref... j'adore l'histoire même si le chapitre là est un peu court sinon ... ben ... j'ai rien à dire à part que j'ai eu mal pour Camille xD
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Dim 26 Oct - 19:17
Ouille, ah, argh.... *frémit*

Ah... Mais j'ai beaucoup aimé ce chapitre quand même :3
Je ne sais pas si certaines références sont volontaires, mais ça m'a un peu fait rire. La manière de combattre de ma perso' est proche de ce que je m'étais imaginée. Bravo !

La suiteuh ! >w<
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Dim 26 Oct - 19:39
Moi j'ai pas grand chose à dire sauf : CAMIIIILLLE..... TTTT
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Mar 28 Oct - 17:05
L'écrivain en herbe a écrit:
Elle fit un grand revers et la langue alla se ficher dans le flanc de son ennemi, qui hurla.

Cette faute m'a. Tellement tuée. XD
Sinon, super chapitre, je comprends pas trop non plus Akakun (il a été possédé par lui-même et son serment l'as forcé à revenir à la raison... êe ?) et je suis triste pour Camille et et... aïe TT
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Dim 26 Avr - 16:07


Yo.:
 

Les pas des soldats résonnaient en chœur sur le sol abimé des plaines pandoriennes. Encore quelques heures de routes et ils arriveraient à la frontière du royaume. L’ambiance était grave, les combattants ne disaient rien, et suivaient leur chef, qui était juché sur un grand étalon blanc, la monture des conquérants. A côté de lui, son magnifique loup noir aux balzanes blanches qui trottait. La cape noire flottait derrière le guerrier, et on pouvait apercevoir son armure rutilante qui luisait sous le timide soleil qui commençait à se cacher derrière les nuages gris amoncelés. Il n’avait pas plu depuis un moment, aussi la terre grondait-elle dans l’attente de se désaltérer. Aaron espérait juste qu’il ne pleuvrait pas pendant leurs batailles. Tout était aussi plus compliqué, et les armes rouillaient. Il savait à quoi il pensait, à cette guerre, cette victoire arrachée à la chance, sous cet orage bouillonnant, qui en avait fait déborder fleuves et rivières dans tout le continent. Son cheval n’avait cessé de déraper sur la boue, ses soldats trébuchaient toutes les cinq minutes, leurs chausses s’enfonçaient profondément dans la terre et ils n’arrivaient plus à s’en sortir. Au moins, l’adversaire avait été dans la même situation. Mais l’équidé s’était cabré, l’homme avait vidé les étriers et il s’était retrouvé à terre, à la merci de tous. Au souvenir de cette honte, ses joues cuisirent, heureusement cachées par le heaume. De plus, il avançait en tête, fièrement, son épée battant le flanc de son cheval, mais prête à jaillir et faire gicler le sang des ennemis. Les soldats étaient dans le même état d’esprit, ils aimaient se battre, faire couler le sang, sentir l’adrénaline et l’excitation de la victoire toute proche. Parce qu’ils étaient du camp d’Akachi, que cette dernière leur avait promis mont et merveille, et puis aussi parce que la nouvelle loi de guerre s’était glissé au milieu des autres et que ceux qui avait refusé l’offre se sont vus obligés soit de mourir vaillamment comme un homme, soit de crever sur la place publique comme un paysan. Et puisqu’il y avait tout de même une petite chance d’en réchapper sur le champ de bataille, c’est sans plus de protestations que tout le monde avait pris les armes. Ils prévoyaient une petite guerre sympathique de quelques jours, avec escale dans les grandes villes pour se ravitailler. Surtout parce que les guerriers ayant des pouvoirs magiques avaient été recensés et qu’on leur avait dit de ne surtout pas hésiter à les utiliser. C’était principalement sur les mages de feu, et aussi de terre que comptait l’armée, Jotunhmeir étant un pays glacial, il paraissait donc logique qu’ils maîtrisent plus qu’autre chose la magie de glace. Même s’ils se doutaient que qui dit glace dit eau congelée, et que de contrôler la glace à l’eau, il n’y avait qu’un pas très vite franchis par les clans de ce pays glacial.  

C’était en parfaite connaissance de cause que ces derniers avaient déclarés la guerre aux dirigeants du futur empire de Pandora, et ils se doutaient que cette folle d’albinos allait bien sûr vouloir envahir leur pays en première. Ils leur paraissaient judicieux de rester en terre connues pour combattre, ils pouvaient ainsi décider d’endroits stratégiques où combattre, et surtout où placer leurs espions. Ces derniers savaient très bien se déplacer dans l’environnement hostile des plaines gelées, et tous étaient rigoureusement sélectionnés pour être fidèle au pays. Si jamais ils étaient attrapés, ils devaient se donner la mort sans donner la moindre information à l’ennemi. On ne change pas quelque chose qui marche, on retrouve ce genre de… procédés dans bien d’autres groupes. En plus de ces fureteurs, il y avait un peu partout dans des cavités de neige, des petites troupes de loups arctiques affamés n’attendant qu’un étranger naïf vienne se réfugier dans leur abri pour le dévorer. Particulièrement féroces, ils étaient bien capables de mettre en pièce une dizaine d’hommes à eux seuls. Certes, les pertes par rapport à l’armée totale étaient dérisoires, mais « c’était mieux que rien. »


***


Le jeune homme passa une main dans ses mèches blondes, soupirant. Ce soupir se transforma en buée dans le froid éternel de la ville de Jomurgand. Le seul moyen de se réchauffer était de superposer les couches de vêtements, et il n’y avait pas manqué, ressemblant à un gros bonhomme pouvant à peine se déplacer. Il avait horreur de cette ville, tout ce qu’il voulait, c’était voyager, et l’année où il avait enfin tout prévu, la semaine où il avait prévenu le village enneigé, paf, on lui collait la direction de rassemblement de tous les clans nomades. Pourquoi lui, pourquoi maintenant ?! Et pourquoi faire des kilomètres pour aller trouver un tas de gens qu’il ne connait pas pour qu’ils aillent faire la gueguerre contre cette ¤$£+° d’Akachi ? Bien sûr qu’il était content qu’on reconnaisse sa valeur, qu’on lui donne des fonctions, mais ce n’était vraiment pas le moment… Et il n’avait pu guère protester. Il souffla à nouveau, resserrant la fourrure qui lui servait d’écharpe autour du cou. A côté de lui, Tornado grogna. Lui, le froid ne le gênait guère, grâce à son épais pelage blond et sa crinière d’un ton plus foncé. Il sourit, allant caresser et gratouiller l’animal derrière les oreilles qui se mit à ronronner, comme un gros chat. En quelques sortes, c’en était un. Plus grand, plus puissant, plus féroce, certes. Mais parfois, le lion ressemblait à une grosse peluche inoffensive. Il s’arracha à ses pensées tendres pour son familier et reposa son regard sur la plaine enneigée qui se profilait au loin. Il était à l’entrée du village, en plein courant d’air glacial, en plein mistral qui leur arrivait tout droit du Loghin, ce lac totalement gelé depuis des siècles et des siècles. Le garçon imaginait très bien des monstres marins comme des dragons de mers congelés dedans, ou bien des éléphants poilus. Tornado émit sa surprise et son intérêt à l’idée d’éléphants couverts de poils marron. Ou bleu. Il trouvait ça marrant. Cela arracha un sourire à son partenaire.

— Elliot !

Il se retourna. Son père s’avançait à grands pas vers lui.

— On te cherche depuis tout à l’heure, t’as encore rien préparé ! Ta mère râle qu’elle doit tout faire toute seule. Va lui donner un coup de main !

Une ou deux heures plus tard, le jeune homme se retrouvait écrasé sous le poids de son sac, parce qu’à Jomurghand, y’a pas de ces sacs magiques qui peuvent contenir des tonnes de trucs qui aurait pourtant été utile aux voyageurs. Il avait donné rendez-vous à un des gars du village, costaud, antipathique, sombre, pour le guider jusqu’au premier camp nomade. Ensuite, il le congédiera avec une bourse d’argent, et demandera de l’aide auprès des itinérants. Il l’espérait, en tous cas. Parce qu’il n’avait en aucun cas envie de se retrouver perdu au milieu de la lande enneigé, avec pour seule compagnie Tornado, qui sera tout aussi paniqué que lui, et… Brouh. Il secoua la tête pour chasser ces vilaines pensées de sa tête, s’avançant vers son guide. Il le salua d’un geste, et rapidement, il s’engagea à sa suite sur la plaine, sur lequel soufflait un vent violent.


***


— Ce que tu peux être con ! cria Rita en abattant son poing sur la table.

— Tu m’avais laissé dans la merde sans me prévenir ! Tu crois que je devais faire quoi ?!

— Tu es censé être le protecteur de l’ancien roi et avoir défié Akachi, t’es pas assez grand pour garder une relique, peut-être ?!

— Je ne savais même pas que c’en était une !!

— C’est toi qui nous as expliqué toute l’histoire !! Tu vas pas me dire que tu sais pas reconnaître un anneau ?!

— Parce que tu crois qu’il est décrit, ton anneau, dans la prophétie ?! Y’avait pas de dessin. Si ça se trouve, c’du toc c’que t’as volé.

— Akachi ne l’aurait pas mis dans sa salle aux trésors.

— Oh, tu sais… Pour épater la galerie…

— Tu m’énerves !

Elle tapa à nouveau sur le bois, qui trembla. Elle lâcha un soupir de rage, se tournant vers le reste de la troupe. Cette dernière ne pipait mot, c’était limite si les membres n’osaient respirer. Enfin, jusqu’à ce qu’on entende le « ting » d’une tasse  posée dans une assiette. Tous les regards convergèrent vers Tee, qui sirotait tranquillement son thé, comme d’habitude.

— Vous êtes amusants, vraiment. Il sourit, léchant sa cuiller. Pourquoi vous  n’allez pas la chercher, tout simplement ?

— Parce qu’en bas, ce n’est plus notre monde… murmura Rita, d’un coup songeuse.

Un regard interrogateur d’Enola ne la tira pas pour autant de sa rêverie, et c’est pourquoi la princesse insista avec des mots, curieuse :

— Comment ça, plus notre monde ?

C’est Mira qui lança :

— C’est vrai que tu n’es pas au courant, toi… Y’a une ville souterraine, en fait. Sauf que c’est le repaire des… autres.  Ceux d’en dessous.

— Et alors ?

— C’est la misère là-bas. La famine, le froid, la peur d’être tuée pour un morceau de pain. C’est pire qu’ici. Une fois que tu y es, tu n’en ressors plus. C’est le noir. Le puits sans fond.

— Mais il faut récupérer la bague ! s’entêta la fée.

— … Bon. J’irai.

Les yeux se braquèrent sur Adam, qui avait pas l’air franchement ravi de se farcir cette corvée.

— Ah ouais, et tu vas faire comment ?! s’étonna Caroline.

— Bah… Je vais y aller, et j’vais chercher l’anneau. C’moi qui l’ai perdu, donc à moi de le retrouver…

— Et tu pense que tu vas le trouver comme ça, pouf, en claquant des doigts ?

Le brun s’affala au fond d’un siège, se passant une main sur le visage :

— Oh, compliquez pas les choses…


***


— Iiiiiih, mais c’est plein de toiles d’araignées, ici !! piailla une voix.

— Oh, fais pas ta mijaurée, c’pas la p’tite bête qui va manger la grosse.

— Mais j’aime pas les araignées !! piailla une voix de fée, collée contre la personne qui semblait la plus apte à griller des bestioles poilues, ici Mira, qui ricanait.

— T’inquiète, fit-elle en se donnant des airs de prince charmant. J’vous sauverai de ces immondes bestioles, princesse.

— Oh oui, mon prince charmant !! Que vous êtes beau et fort ! roucoula Enola, entrant dans le jeu.

— Vous avez fini ? râla Rita, observant les alentours.

Ils étaient entrés dans une maison abandonnée, complètement en ruine. Les murs tenaient debout, mais la plupart des fenêtres n’étaient plus que des trous béants, sans carreaux, et les plantes avaient envahi les lieux. Le lierre grimpait jusqu’au toit, à se demander depuis combien de temps la maison était désertée. Quant aux poutres, elles avaient pourri, mangées par les insectes, et semblaient menacer de tomber à tout moment. Bref, la parfaite maison hantée. Mais la raison pour laquelle le groupe venait en visite, c’était que le fond de la pièce était pourvue d’une ouverture béante, comme si on avait tiré au canon sur le mur. Adam s’approcha sans hésiter, tandis que Caro y jetait des coups d’yeux méfiants. On savait jamais si une horde de chauve-souris venait à en sortir. Caro déglutit :

— On… On va pas aller là-dedans ?

— A part si tu vois un autre moyen d’entrer dans la ville souterraine, lui répondit calmement le mage de vent en s’engouffrant dans la bouche noire.

Mira claqua des doigts. Une fine flamme apparut sur son index, éclairant d’une douce lueur l’entrée, et dévoila des escaliers. Ca ne rassura la troupe que moyennement. Au moins, ils n’auraient pas à sauter comme ils l’avaient cru au début. Surtout que ces escaliers étaient glissants.

— PUT— s’écria Mira en dévalant quelques marches sur les fesses, plongeant ainsi les autres dans l’obscurité.

— Eh, qui a éteint la lumière ?

— Ca va… ronchonna la rouquine en se redressant et se frottant les fesses, avant d’illuminer à nouveau le tunnel qu’ils descendaient.

Il faisait de plus en plus froid et humide, sur les parois on sentait de la mousse gluante, quelques uns avaient poussés des cris de dégoûts en se rattrapant machinalement sur le mur, et du coup, tout le monde s’était écarté des côtés. Caro avait par exemple agrippé Amber, malgré les avertissements que celle-ci lui avait marmonnés, et elles avaient fini par se casser la figure toutes les deux.

— Dites, y’en a beaucoup des marches, comme ça ? râla à son tour Abby, qui commençait à en avoir marre de devoir descendre encore et encore les pierres, depuis dix bonnes minutes.

— Patience, on est presque arrivé… répondit Adam alors qu’ils débouchaient sur une grotte.

Une immense grotte. Les regards se levèrent d’abord vers le plafond, éclairé de multiples roches translucides et décorés de stalactites noirs menaçant. Puis, les yeux se baissèrent sur une sorte de vallée en contrebas, où un village sortait de la roche. Les maisons étaient soit de pierre, soit de matériaux assez bancals, comme des planches de bois, de fer, et autres trucs inutilisés pouvant servir. En gros, ça faisait assez bidonville. Des brasiers flambaient ici et là, diffusant une lumière ténue dans les rues tracées grossièrement entre les baraques. Le silence s’était installé dans le groupe des Ailes Pourpres.

— … C’est quoi ici en fait ? finit par demander Enola, qui débarque de son pays sugarien.

— C’est la ville souterraine. Là où se cachent ceux dont on ne veut pas. Les opposants d’Akachi. Les voleurs. Les enfants abandonnés. C’est la misère, la précarité, mais au moins on est à l’abri. Jamais aucun soldat de la reine n’est venu là. On t’en a déjà parlé…

— Mais… Z’aviez pas dit que y’avait des méchants ?

— Si, justement. Alors ferme ta bouche et reste près de nous si tu veux pas finir ligotée pour être vendue comme esclave dans des pays lointains.

La blonde ouvrit de grands yeux :

— Ca existe encore, l’esclavage ?

— Ben qu’est-ce que tu crois ? Que ton p’tit palais, c’était le vrai monde ?

Pendant que Rita apprenait la vie à la jeune princesse, la troupe avait emprunté un sentier escarpé, descendant jusqu’à l’entrée de la ville. Cette dernière, malgré les buchers aperçus plus tôt, était relativement sombre. Deux ou trois gens jettèrent des regards mauvais à la clique, qui était mal à l’aise, mais qui suivait sagement Adam dans le dédale. Personne n’osait parler, et il régnait dans l’immense caverne un silence angoissant. Finalement, le zombie leur fit signe d’attendre, et il poussa une toile de jute servant d’entrée à une bâtisse branlante, recouverte de lichens. Rita décida de le suivre, boudant à moitié Nono, et pas rassurée pour Adam dans ce décor pour le moins inquiétant. En gros, ça ressemblait à un vrai coupe-gorge. Néanmoins, l’aspect à l’intérieur était différent, la vampire comprit vite qu’il s’agissait d’une boutique. Elle se demanda bien comment le gérant pouvait en vivre, mais apparemment, les affaires marchaient. En parlant de marchant, il était pour le moins… Typique lui aussi. Notamment par sa coiffure. Il avait des tas de dreadlocks et de tresses, qui étaient réunis sous un badana rouge, et il portait plusieurs couches de vêtements successives… Les yeux de la jeune femme virent un pistolet, et elle se tint sur ses gardes pendant qu’Adam échangeait quelques civilités avec le dénommé « Aryan », si elle avait bien entendu. Au bout d’un moment, le ton monta, et elle tendit l’oreille pour saisir des infos, mais apparemment, Aryan ne pouvait pas aider le brun. A quoi, elle ne savait pas trop. Récupérer l’anneau, sûrement, mais comment ?

Pendant ce temps, dehors, Mira, Amber, Caroline, Abby et Enola s’étaient soit assises, soit accoudées prudemment au mur, se faisant clairement chier. Au bout d’un moment, quelques gosses s’approchèrent, réclamant des pièces ou un bout de pain, mais la mage aquatique les envoyait paitre d’un geste de la main. Enola était restée debout, et elle commençait à avoir les jambes fatiguées, donc elle faisait les cent pas. Quand est-ce qu’on allait chercher cette fichue bague, à la fin ? Elle remarqua soudainement un petit, dans la ruelle adjacente, qui lui faisait signe d’approcher. Naïvement, elle s’exécuta, et son départ ne fut pas remarqué par ses amies. Le môme, tout content d’avoir une nouvelle copine, attrapa notre fée par la main pour l’entraîner plus loin, parce qu’il avait quelque chose à lui montrer. Amusée et attendrie, la blondinette se laissa faire, et elle eut bien raison. Le gosse l’avait tirée vers un pan de mur, creusé par une grotte. Il fallait se pencher un peu pour y entrer, mais une fois à l’intérieur, la jeune fille poussa un son d’émerveillement. La caverne s’ouvrait à ciel ouvert, sur une voute tapissée d’étoiles. Un timide croissant de lune s’invitait dans le paysage nocturne, et éclairait doucement le repaire, qui lui, était rempli de quartz et autres pierres étincelantes. Le gamin était tout fier, et fouillait actuellement sans vergogne les poches de la princesse.

— Hé ! s’écria-t-elle quand elle s’en rendit compte.

Pour toute réponse, le moutard lui fit un innocent sourire, accompagné d’un :

— T’as pas de l’argent, que j’puisse m’acheter à manger ?

— Non, et c’est pas une raison pour fouiller dans mes habits ! C’est pas bien, tu sais ça ?

Mais le mioche ne l’écoutait déjà plus, et était allé trottiner vers la paroi, et glissa la main dans une aspérité. Il revint vers elle, brandissant un petit objet luisant.

— J’ai essayé de le vendre, mais personne en veut, tout le monde dit qu’il faut monter à la surface pour le fondre et en faire de l’argent. Mais moi j’ai peur d’aller en haut. Mais toi t’es d’en haut alors je te le donne parce qu’il a pas de valeur mais je veux le te donner parce que t’es jolie.

Il prit la main de la demoiselle, y posant un petit truc rond.

— C’est un cadeau secret, d’accord ? Tu le perds pas, hein ?

En riant un peu, elle accepta le présent, quand son prénom retentit au loin. Elle tendit l’oreille :

— Mes amis me cherchent ! Je dois y aller… Tu me ramènes là-bas ?

Mais le gosse, encore une fois, l’avait ignorée, et s’était carapatée en entendant les cris.

— Mais hé ! Comment je vais retourner là-bas, maintenant ?!

Inutile de monologuer, le môme était déjà loin. Elle ressortit donc de la jolie grotte de cristal, son cadeau en poche, et essaya de retrouver son chemin. Sauf que toutes les rues se ressemblaient, et elle finit par se perdre, même si elle déboucha sur une sorte de grande place, où un grand feu de bois brûlait joyeusement. Là, un groupe de gens était assis devant, et se retournèrent d’un bloc vers elle. La princesse trouva à bredouiller :

— Euh… Bonsoir, j’me suis perdue, j’cherche…

Elle se stoppa. Elle cherchait quoi, au juste ? Elle ne connaissait même pas l’adresse où ses amis attendaient. Une ou deux personnes s’étaient levées, s’avancant vers elle. D’un coup, elle leur trouva un air menaçant, et elle recula d’un pas :

— Euh, je… J’voulais pas vous déranger… J’vais m’en aller, hein…

Elle recula encore un peu, trébuchant, et un des gars l’attrapa sèchement par le poignet :

— Tu respires le riche. T’as de l’argent sur toi ?

Elle le regarda, interloquée. Elle bredouilla une réponse négative, mais le mec n’avait pas l’air convaincu. Un autre s’approcha, et pendant qu’on la maintenait, il se mit à fouiller dans ses poches, n’hésitant pas à palper ses formes au passage. Enola hurla, se débattit, mais rien à faire, son agresseur avait une poigne de fer. La tentative de castrer un des opposants fut également un échec. Une voix retentit soudainement :

— Lâchez-la tout de suite !

Les regards convergèrent vers le possesseur de la voix. Amber s’était avancée, suivie de près du reste de la troupe. La jeune fée ouvrit la bouche, ravie que ses amis interviennent, mais une main se plaqua contre sa bouche et son nez, l’empêchant de respirer. Elle voulut à nouveau crier, mais l’homme marmonna quelque chose, et une furieuse envie de dormir l’engourdit soudain. Elle lutta pour garder les yeux ouverts, mais le noir l’engloutit rapidement. Le petit groupe des Ailes Pourpres vit donc leur guérisseuse attitrée se faire charger comme un sac à patate sur l’épaule d’un balourd, qui s’éloigna, pas plus dérangé que ça.

— Hé mais hé ! Arrête-toi !

Mira se précipita, lâchant de grandes gerbes de feu. Amber la stoppa aussitôt, douchant la rouquine :

— Putain nan, tu vas la cramer si tu fais ça !

— Ah merde oui, fit-elle machinalement.

Rita demeurait en retrait. Qu’Enola reste ou non dans leur clique ne lui faisait ni chaud ni froid, elle ne comptait prendre part au combat que si elle ou Adam étaient menacés. On était venu là pour récupérer une putain de bague, pas jouer aux princes charmants. Adam, quant à lui, semblait dépité. Aryan avait refusé de l’aider, et à présent, ils étaient dans un guet-apens. Tout ce qu’il voulait, c’était se barrer, et aucun n’eut l’intelligence de se demander pourquoi on avait enlevé Enola, il fallait juste la récupérer et retourner à la chasse à anneau magique. Sauf que leur cible s’était déjà éloignée, vers où, on savait pas.

Mira avait décidé de s’en prendre aux quelques adversaires, et de tout simplement les rôtir. Caroline l’avait accompagné avec joie dans cette entreprise, et l’aidait en plaquant au sol les rivaux. Ces derniers finirent par comprendre qu’ils avaient affaire à des folles furieuses, et finirent par se replier.

— Ca, c’est pour ceux qui nous piquent nos amies ! scanda la mage de feu, fortement approuvée par la brune.

Amber, elle, restait plus calme, tout comme Adam et Rita qui étaient restés en arrière, cachant une Abby toute tristoune et apeurée. Cette dernière tira la manche de notre vampire préférée :

— On va aller la chercher, hein ? On va pas la laisser entre les mains des méchants, hein ?

L’assassin grogna pour toute réponse. Elle n’était pas très chaude pour aller faire une expédition express au palais pour récup—Au palais ? Elle se redressa. Pourquoi avait-elle aussitôt pensé qu’Akachi était derrière cette prise d’otage ? Après tout, c’était sans doute le cas, ceux d’ici (de la ville souterraine) n’avaient aucune autre raison de faire ça, à moins qu’on les ait prévenus. Donc on pouvait en déduire que la jeune princesse allait croupir pour un temps dans les geôles du palais.

— Ca va être dur d’aller la chercher… Si c’est Akachi qui… Enfin, retourner la chercher là-bas… On doit trouver la bague, d’abord, okay ?

Heureusement pour elle, Abby ne fit pas d’objection, se contentant d’opiner bravement de la tête. Sauf que la bague était introuvable.


***


Enola se retenait bravement de pleurer. Elle avait faim, elle avait froid, elle avait peur, et elle était toute seule. En plus, on n’y voyait rien, dans cette prison. Ils auraient pu mettre une torche… Elle renifla. Pas très digne d’une princesse, tout ça. En fait, depuis qu’elle était arrivée ici, elle avait pu se rendre compte que les ennuis lui tombaient dessus les uns après les autres. Pourquoi elle était pas restée sagement à Sugar, au lieu de venir chercher ce fichu héritage ?... Elle continua à se lamenter sur son sort une bonne heure, jusqu’à ce que la luminosité revienne peu à peu. Elle supposa donc que le jour se levait, elle ne savait pas combien de temps elle était restée endormie. Au moins, y voir unn peu plus clair la rasséréna. Elle se remémora les évènements, cherchant une réponse à son problème, quand elle se souvint du cadeau du petit garçon. Elle se mit à fouiller ses poches, espérant qu’il était toujours là. Oui ! Elle tira des tissus quelque chose de rond et creux. Le scrutant, elle s’aperçut finalement qu’il s’agissait d’une bague. Elle était plutôt simple, mais jolie. Elle la glissa à son doigt. Elle était pile à la bonne taille. Elle trouvait qu’elle lui allait bien. Elle eut un petit sourire, avant de relever les yeux vers la source de lumière qui s’approchait. Un garde venait la chercher pour la mener à la salle du trône. Avant ça, il prit soin de la menotter et de la priver de sa magie – qui n’aurait de toute façon pas été bien utile. Il la guida en silence jusqu’à la salle, la première qu’elle avait visité du palais. Passer des appartements luxueux aux cachots froids, vraiment… Elle espérait que ses amis viendraient la chercher. En attendant, elle se retrouvait face à la Reine. Glaciale, celle-ci lui jeta un regard de mépris… Avant de lui offrir un grand sourire. Elle claqua des doigts, un soldat se précipita pour défaire les liens de la jeune fille. Celle-ci, sans trop savoir comment, se retrouva libre. Akachi vint prendre sa main et la serra :

— Ma chère, je me demandais où vous étiez passée ! Vous nous avez fait peur… J’ai cru que les Ailes Pourpres vous avaient tuée… Je suis désolée que vous ayez à connaître la prison, hier soir, je n’étais pas au courant qu’on avait réussi à vous sauver. Ah, me voilà soulagée ! Vous allez bien, vous n’êtes pas blessée ? Nos domestiques vont s’occuper de vous. Dire que vous êtes la seule survivante… Massacrer toute une famille et son peuple… Vous avez eu de la chance.

Enola ne pouvait pas en placer une, et écoutait, interloquée. Elle finit par la couper :

— Pardon, euh… Quoi ?

La sorcière la regarda, gardant le silence un moment, avant de murmurer :

— Jotunhmeir nous a déclaré la guerre… Ainsi qu’à Sugar. Les soldats ont dévastés le pays et massacré les habitants… Le roi, la reine et leurs enfants sont morts.
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Dim 26 Avr - 16:55
Alors où que nom de Dieu Akachi va se prendre une sacrée tatane dans la tronche. J'aime le caractère de Rita. Coucou Aryan, aussi. Et sinon, y'a un " pas " qui a disparu et une mini faute. Mes condoléances à Nono * c'est très sincère, cette fois * :')
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Jeu 13 Aoû - 21:20
Ah que coucou.:
 

C’était la guerre. La rumeur courait de maisons en maisons, de rues en rues, et le mot était sur toutes les lèvres. On ne connaissait pas trop les circonstances, et on se méfiait des associés de la reine, qui ne faisaient que répéter que c’était la faute de Jotunhmeir. Mais ce qui inquiétait plus les esprits, c’était la gestion de l’or du pays. Déjà que la situation n’était pas reluisante, on n’avait pas envie de devoir payer des impôts encore plus élevés, ou que le royaume soit plongé dans une famine. Eh bien, ils n’avaient pas tords. La guerre était coûteuse, une période de disette s’abattit sur Pandora. On ne pouvait plus payer les arrivages depuis Sugar, ou alors on s’endettait sur dix ans, et le peu de récoltes que le pays fournissait, il revenait de droit aux soldats là-bas, dans le froid du Fenrir. Les gens devenaient méfiants, protégeaient farouchement le moindre bout de pain qu’ils pouvaient récupérer, s’accusaient mutuellement d’être à la solde de la reine pour réussir à se nourrir un peu mieux que les autres, et surtout, on regardait d’un œil mauvais les membres des Ailes Pourpres. Le clan survivait tant bien que mal, mais on avait encore plus de mal à trouver de la nourriture sur le marché noir que sur les étals quotidiens. On pensait qu’ils profitaient de leur force réunie pour stocker plus de nourriture, qu’ils étaient responsables de la guerre, bref, les temps étaient durs pour eux. Certains membres, ne supportant plus d’avoir faim, quittaient les rangs et trahissaient la troupe. Akachi en profitait, car les pauvres n’hésitaient pas à donner moult informations sur le gang contre un morceau de pain. Sauf qu’il fallait pas gaspiller de la bouffe pour un prisonnier de plus, donc on jetait les gars dans la première oubliette venue et on le laissait crever là.

Les Ailes Pourpres perdaient de plus en plus de monde, dont personne ne savait ce dont il advenait, à part Enola. Enola qui était apparue aux côtés d’Akachi lors de ses apparitions publiques. Enola qui avait changé de camp, et qui prenait un air altier et fier et qui faisait mine de ne pas voir la populace en contrebas, où elle aurait pu y reconnaître ses anciens amis. Enola, qui les avait trahis. Ca avait bien fait enrager Rita, qui s’était félicité de n’avoir pas donné la moindre information à la blonde, alors que le reste de sa troupe était plutôt choquée et triste. Mais on évitait de parler d’elle, on s’occupait plutôt de survivre, jusqu’au moment où un appel de détresse arriva. Byby déboula dans la nouvelle base des Ailes Pourpres, une buse sur l’épaule et beuglant à tout bout de champ le nom de Rita. Cette dernière faisait le point avec d’autres gens sur la trésorerie de la secte. A côté, soigneusement enroulés, des parchemins copiant la prophétie que leur avait récité Adam.

— Rita ! Rita !! On a un pigeon voyageur de la part d’Enola ! C’est Enola qui nous écrit !!

— Quoi ? Qu’est-ce qu’elle nous veut, cette pimbêche ?

La vampire empoigna l’oiseau sans ménagement, qui piailla à ce mauvais traitement. Lui libérant une aile, elle attrapa le tube dans lequel était glissé un petit rouleau. Elle lâcha le petit rapace, qui alla bouder au plafond, perché sur une poutre. Il n’était pas un vulgaire pigeon, non mais ! Dépliant le petit parchemin, elle lut une écriture fine et ronde :

« Je n’ai que peu de temps pour vous écrire en cachette. La vie ici est horrible. Je ne suis pas au cachot, mais cela revient au même. La sorcière m’a jeté un sort m’obligeant à lui obéir et la servir. J’ai peur. Venez me sauver ! »

— C’est bizarre, commenta Adam.

— Ben non ! Elle nous prouve qu’elle a été forcée par la reine ! Faut aller la chercher ! s’écria Caroline, fortement approuvée par Mira en grands hochements de tête, manquant faire tomber Nolis, son tout nouveau familier de sa tête, où il était jusque là tranquillement posé.

— On ne peut pas y aller comme ça, trancha Rita. On ne sait pas où elle est exactement—

— Mais si, elle est au palais ! la coupa Abby d’une voix aiguë.

Elle sautillait sur place, pressée d’aller sauver son amie blonde. La multicolore la refroidit d’un regard glacial.

— Je te répète que ce n’est pas si simple. On ne sait pas exactement dans quelle aile du château elle peut être, ni si elle est surveillée, et tout un autre tas de facteurs qui rendent la chose trop dangereuse.

— Depuis quand on abandonne un camarade, hein ?!

Tous se mirent à engloutir Rita d’arguments tous à fait valables pour aller sauver la jeune fée.

— Si elle a pu nous envoyer un message, ça veut dire qu’elle n’est pas si étroitement surveillée. Ca veut dire que si on lui donne rendez-vous pour la récupérer, elle pourra sûrement y venir, marmonna finalement Adam dans son coin, qui réfléchissait.

— Et comment tu vas lui refaire parvenir un message, hein ?

— Ben de la même manière qu’elle nous en a fait parvenir un. Avec l’oiseau.

Le familier, toujours boudeur, poussa un cri désapprobateur pour toute réponse.

— Si elle n’est pas si bête, elle pensera à vérifier, surtout si l’oiseau retourne au bercail. Essayons donc comme ça. Sinon, Rita a raison, c’est trop risqué.


***


— Et maintenant ? souffla Amber, planquée dans les feuilles d’un petit arbuste.

— Maintenant, on attend, répondit Adam.

La petite troupe avait réussi, à force de patiente, d’immobilité et de ruse, à pénétrer les jardins du palais royal, juste là où un mois plus tôt, Abby avait pour la première fois rencontré Enola. Cette dernière devait les rejoindre au crépuscule, prétextant l’envie d’aller se promener avant d’aller se coucher. Elle leur avait assuré qu’elle le faisait souvent sans problème. Après quelques minutes d’attente, une petite silhouette se profila au bout du jardin. Enola marchait lentement à leur rencontre. Elle faisait de son mieux pour ne pas accélérer l’allure, ce qui mettrait la puce à l’oreille de n‘importe qui lui jetant un coup d’œil. Arrivée à leur hauteur, elle les chercha du regard. Caro jaillit d’un grand buisson qu’elle avait fait pousser pour la cacher elle et ses comparses :

— Eno ! cria-t-elle. On est là !

Aussitôt, elle se prit une tarte derrière le crâne de la part d’Amber.

— Mais tais-toi ! On est en territoire ennemi ! Ca va pas de crier comme ça ?

—Oui, effectivement vous êtes en terre ennemie… Vous êtes bien naïfs, leur dit Eno, croisant les bras.

— Hein ?

L’instant d’après, les jardins s’illuminaient comme en plein jour. A moitié aveuglés par les torches qui s’étaient embrasées par magie, ils virent des soldats se précipiter sur eux, cachés derrière les arbres par des sortilèges de magie tous simples, leur permettant de détourner l’attention d’eux. En quelques secondes ils furent encerclés.

— C’était un piège ! s’écria Mira. Enola, sauve-toi !!

Mais la demoiselle éclata d’un charmant rire sans bouger de là où elle était.

— Vous m’avez cru si stupide ?

Ses amis en restèrent sans voix.

— Mais, Enola ?... commença Amber sans comprendre.

— C’est vous qui êtes idiots d’être tombés dans un piège si grossier. Je ne pensais pas que vous auriez été si dévoué à me sauver… Après tout, je sais que certains dans le groupe ne m’aiment pas… continua la blonde avec un regard narquois.

Elle scruta la troupe.

—Tiens, Rita n’est pas avec vous ?

—Encore heureux, grogna Adam, avant d’entendre un  « pouf » et une odeur de cramé.

Il tourna la tête vers Mira. Cette dernière s’était totalement enflammée sous la rage, et ses yeux noisette brillaient de colère. Caro s’éloigna prudemment d’elle, balbutiant :

— Euh, Mira… On est dans un jardin…

En tant que mage de terre, elle n’appréciait pas trop qu’on détruise des plantes lors d’un combat. Et surtout pas avec du feu. Malgré leurs différences de caractère et de magie, Caro et Mira s’étaient toujours bien entendues, mais là, Caroline n’en menait pas large, tentant de calmer la mage de feu ainsi que son familier, qui n’avait cure de ce qu’elle disait… Jusqu’à se recevoir un seau d’eau glaciale sur la gueule. Eberluée, elle ne réagit pas plus que ça quand on menaça la mage brune d’une torche brûlante, et qu’on leur jeta dessus un filet anti-magie.


***


Rita rasait une fois de plus les murs du palais, glissant d’ombre en ombre. Par précaution, cette fois, elle avait demandé à Teto de rester dehors, et de ne venir qu’en cas d’extrême urgence. Elle devait d’abord aller voir à la salle des trésors. Elle ne savait pas si Akachi l’y conservait la relique et ne l’y sortait que quand elle en avait besoin, ou bien si elle la gardait près d’elle, dans son bureau par exemple. Et comme elle ne savait pas où se trouvait cette pièce, ça allait prendre du temps. Quelques minutes plus tard, ayant évité soigneusement les gardes bien trop prévisibles avec leurs torches, elle parvint à la salle des trésors. Le tour des vitrines faites, elle vit maintes choses qui excitèrent sa cleptomanie et firent briller ses yeux, mais elle n’avait pas le temps de s’arrêter pour les prendre. Elle se glissa donc dans le couloir suivant.

Il lui fallut bien une heure pour fouiller toute salle ou pièce lui paraissant importante, et avant de trouver le bureau. Elle fut étonnée du foutoir ambiant. Des bouquins et des papiers trainaient absolument partout. Elle les enjamba, et là, sur la table, trônait l’objet de ses recherches. La boule de cristal. Sans perdre un instant, elle l’empoigna. Et des images s’emparèrent de son esprit.

— Pourquoi t’aiderions-nous dans ta quête, jeune homme ?

—Parce que sinon, Akachi va venir jusqu’ici, et vous réduire en esclavage. Il parait que ses troupes sont déjà en chemin. Votre seul moyen d’éviter ça est de l’attendre de pied ferme, lourdement armé. C’est pour cela que mon père m’envoie. Il faut réunir toutes les tribus dans les plaines. Les soldats du roi Aaron ne s’attendront pas à ça. Mon père a un plan. Il faut envoyer des gens à Vizla, Draven, et Sealyham. Ils prendront les troupes à revers.

—Les elfes ne pourraient pas s’en charger ? Ca va leur prendre des mois.

— Nous avons également pensé aux Ailes Pourpres. Ils pourraient—


— Eh, toi !

Rita se retourna d’un bloc, la boule à la main. Camille était dans l’embrasure de la porte, l’air estomaqué de trouver sa pire ennemie en ces lieux. Aussitôt, elle se jeta sur elle, mais la vampire l’attendait de pied ferme, lui balançant la pierre de cristal à la figure. D’un geste rapide, trop rapide même, la jeune femme aux cheveux blancs l’attrapa, et la renvoya à la blonde, qui écarquilla les yeux, se penchant pour éviter la boule. Cette dernière passa à travers les carreaux de l’unique fenêtre du bureau, mais elle n’en souciait plus. Quelque chose clochait. Quelque chose n’allait pas comme d’habitude. Camille bougeait trop vite. Cette dernière s’aperçut du trouble de la vampire, et ricana, dévoilant des crocs un peu trop longs. La respiration de Rita se coupa. Camille était devenue comme elle.

— Eh bien quoi ? Mes nouvelles capacités t’étonnent ? Pourtant nous sommes désormais égales…

— Une vampire ! Tu es devenue une vampire !

— Quelle perspicacité. Tu croyais que je n’en étais pas rendue compte personnellement ?

— Comment as-tu fais ?! Ne me dis pas que tu as accepté de crever pour ça ?

—Ma Reine tenait à mes services. J’étais prête à lui obéir.

— Enflure !

Camille ricana, se jetant de nouveau sur elle. Rita s’écarta, la laissant se vautrer contre le bureau, mais la nouvelle vampire se rattrapa vite et se retourna. Plus personne. Rita avait filé. Elle sortit à son tour, beuglant des ordres aux soldats pour coincer la jeune femme. Mais celle-ci était déjà loin, dans les jardins. Elle n’avait plus le temps d’être discrète, et était donc passée par les remparts pour aller plus vite, abattant froidement ou passant dans le vide les soldats qu’elle croisait. Elle courut jusqu’aux jardins. Et ce qu’elle y vit confirmait ses craintes et ses cauchemars. Enola les avait bel et bien trahis. Sa rancœur envers la fée s’alourdit, tandis qu’elle regardait ses amis se faire menotter et emmener sous la menace des lames. La jeune blonde, sans voir Rita évidemment, disparut à la suite des soldats.


***


— Eh bien, Enola, merci pour cette prise de choix.

— Je vous en prie. Vu que je ne savais rien moi-même, le mieux était de capturer ceux qui en savaient le plus… Malheureusement, Rita…

— Oui, je sais. Mais j’ai Adam. Cela va me permettre de faire des recherches plus poussées sur les zombies, lui répliqua la reine avec un regard gourmand.

Enola se dit qu’Adam n’avait qu’à bien se tenir. La reine allait s’amuser.

— Qu’allez-vous faire des autres ?

— Sûrement les torturer aussi, très chère.

— Très bien, dit la blonde en baissant les yeux. Juste une chose…

— Oui ?

— Ce qu’ils m’ont caché… Pourrais-je le savoir aussi ?

La reine lui jeta un regard étonné et sûrement un peu méprisant.

— Nous verrons bien, lâcha-t-elle s’éloignant.

Pour elle, Enola était quelque peu inutile. Elle lui avait déjà révélé le peu qu’elle savait des Ailes Pourpres. Bien sûr, cette capture était la bienvenue. Mais une fois que la princesse avait servi d’appât, elle était bonne à jeter. Que lui importait-il qu’elle sache ou non les plans de ses anciens amis, si Aaron la supprimait définitivement dans peu de temps ? Son mari avait d’ailleurs été fort étonné quand la petite était revenue encadrée par les gardes. Il avait voulu tout de suite la tuer. Akachi se félicitait maintenant de l’en avoir empêché.

La jeune femme albinos rejoignit donc son bureau, retournant travailler sur divers parchemins inscrits en langue ancienne. Ceux qu’elle avait réussi à déchiffrer, les plus clairs sur la prophétie des reliques. Cela lui avait pris des années de déchiffrer le premier. Mais le plus gros du boulot avait été fait. Ainsi, elle avait pu se procurer l’anneau, la boule de cristal. Désormais, l’épée, qu’Aaron avait confisqué à Akakun. La boule de cristal était importante et l’aidait beaucoup à localiser les autres reliques. Sauf que le livre, par exemple, était introuvable. Quand à la fleur ou la harpe, elle ne connaissait pas les lieux. Et ça l’énervait prodigieusement. Un déclic s’opéra en elle. La princesse, en arrivant ici, n’avait pas dit être venue chercher une harpe ? Une relique qui valait cher, d’après la lettre que les émissaires lui avaient envoyée. Les pièces du puzzle s’emboitaient.  Au petit matin suivant, elle avait compris. Malgré sa fatigue, son esprit carburait à pleine vitesse. Finalement, Eno était plus importante qu’elle le laissait croire. Il fallait qu’elle trouve la harpe. C’était la priorité.

Elle passa les jours suivants à interroger la jeune fille plus ou moins subtilement, histoire qu’elle se braque pas en comprenant. Akachi ne voulait pas l’abimer en la torturant, ne sachant pas comment marchait le pouvoir de la harpe sur elle. Mais non, Enola était tout à fait docile et compréhensible. Enfin. Elle se méfiait un peu, tout de même. Akakun, son espion, passait un peu trop de temps avec elle à son goût. La reine savait combien l’amour, ou du moins l’attirance pouvait faire des ravages, mais d’un autre côté, elle était tranquille. Si la tentative d’assassinat d’Akakun avait échoué, c’est que son sort et sa marionnette marchait parfaitement. Elle s’était même dit vaguement qu’il fallait qu’elle fasse quelques tests sur son chat-garou, tiens. Elle ne pensait pas réussir à lui insuffler des émotions, et pourtant…
Ces derniers jours, chargés en découvertes, étaient fort amusants, et elle était d’excellente humeur. Comme chaque soir, elle descendait aux cachots interroger son prisonnier favori. Elle avait fait enchaîner Adam dans la cellule la plus sombre, humide et froide que ses gardes avaient pu trouver. Elle puait fortement, en plus. Beaucoup plus que les autres geôles. Elle plissait fortement le nez en poussant les lourdes grilles. Son pire ennemi, toujours immortel, était là, misérable. A chaque fois, elle avait un rictus victorieux à le voir dans cet état, mais rapidement elle se rappelait que ce con l’avait berné par deux fois. Elle ne ferait pas avoir une troisième.

— Bonjour, Adam, dit-elle d’une voix mielleuse.

L’interpellé releva vers elle des yeux tous à la fois ennuyés, désespérés, et surtout rageurs. Ca ne lui plut pas. Sans plus attendre, elle enfonça un poignard dans le flanc du jeune homme, qui hurla… Avant de se rendre compte qu’il ne sentait rien. Ah oui. Akachi avait plusieurs fois tenté d’user de la torture physique, en vain. Quand elle s’en était assurée, elle avait tout de même tenté de le faire craquer, en lui ouvrant le ventre, et… S’il avait pu vomir, Adam l’aurait fait. La vue de ses propres viscères dans la main de la sorcière l’avait pétrifié d’horreur, pendant qu’elle jubilait et observait son corps. En même temps qu’elle, il avait remarqué. Que la décomposition de son corps s’accélérait. Il fallait qu’il récupère son âme au plus vite.

***

Où est-ce qu’ils l’emmenaient ? Pourquoi l’avaient-ils sortie des cachots ? Mira se débattait en hurlant furieusement de la poigne de deux gros gardes qui la tiraient dieu sait où. Mais rien à faire, et bientôt elle débarqua dans une salle rempli de pics et de trucs en fer. Elle déglutit. Ca allait pas. Ca allait vraiment pas. Elle ne voulait pas se faire torturer. Elle allait mourir. Et elle voulait pas. Sa panique se transmit à son petit dragon, Nolis, encore enchaîné dans leur cachot. Pourvu qu’ils ne lui fassent rien. Elle essaya de calmer son animal, qui devait tirer comme un fou sur les fers. Il allait finir par se faire mal. Elle ne put se concentrer davantage sur leur lien. Pendant ce temps, ces salauds l’avaient ficelée sur une chaise. Et la glaciale reine sorcière était entrée. Ecarquillant les yeux, elle s’agita de plus belle, appelant à l’aide. Ca ne pouvait pas finir comme ça.

— Inutile de crier, petite sotte. Personne ne t’entendra.

— Qu’est-ce que vous me voulez ?... balbutia la rouquine.

Une lueur noire entoura soudainement la femme albinos, signe qu’elle avait activé son ténébreux pouvoir.

— Oh, juste quelques renseignements… Je ne devrais pas avoir à me fatiguer, avec toi.

Elle plaqua une main froide sur le front de la jeune fille, et une vague de douleur fulgurante l’envahit. Elle avait l’impression qu’on s’appliquait à congeler la moindre cellule de son corps. Après ce qui lui avait paru de longues minutes ce qui n’était que quelques secondes, sa tortionnaire retira sa main.

— Que, vous ?... haleta-t-elle, le sang cognant à ses tempes.

— Je vois… Ainsi, c’est toi qui as détruit le livre. Voilà pourquoi je ne le trouvais pas…

Mira comprit soudainement. Elle avait fouillé dans ses pensées, avec autant de facilité que si elle avait présenté tous les plans des Ailes Pourpres sur un plateau doré. Elle s’injuria mentalement. Elle avait été tellement surprise qu’elle n’avait pas eu le temps d’ériger ses barrières, la douleur annihilant le reste.

— Je vois je vois… répéta l’autre. Tu es plutôt intéressante. Je pense que je vais te prendre à mon service.

— Quoi ?! Jamais je te servirai, salope !

—Je ne te demande pas ton avis, répliqua la sorcière avec un petit sourire. Ta magie de feu me sera fort utile…

Une vague de magie noire envahit soudain Mira, qui cette fois, prit la précaution de lever ses protections mentales. Mais la magie d’Akachi les balaya comme fétus de paille, trop puissante, et investit rapidement son esprit. Une part d’elle sentit Nolis résister  avant de couiner faiblement, soumis. Désormais, tout comme sa maîtresse, il n’était qu’un pantin aux mains de leur ennemie.
Désormais parfaitement obéissante, elle retourna à sa cellule où son familier désormais apaisé se lova sur ses genoux. Dans les geôles voisines, ses amis attendaient sans le savoir, leur tour…


***


— Combien de temps avant d’arriver aux plaines ?

— Deux ou trois jours, Votre Majesté. D’après nos éclaireurs, les routes sont sûres. Même un peu trop…

— Ils ont du se réunir dans un endroit stratégique… Les plaines, par exemple. C’est le mieux qu’on puisse trouver ici. Les vallées sont trop accidentées. Ils auraient l’avantage du terrain. Vous avez eu un message de Pandora ?

— Oui Majesté, une missive de votre Reine.

— Je l’ouvrirais en arrivant. Pressons l’allure, il faut monter le campement avant la nuit.

Le roi talonna sa monture qui allongea son trot, suivi par les soldats qui n’en pouvaient plus de cette marche intensive. Le blizzard qui les avait environnés quelques heures auparavant s’était arrêté.  Il ne neigeait plus, mais les guerriers s’enfonçaient jusqu’aux genoux dans la poudreuse. Ils s’apprêtaient à franchir un énième col, quand soudain, une flèche fusa, et se perdit au milieu des soldats, en abattant un. Aussitôt, d’autres traits la suivirent, semant la panique chez les combattants, cherchant l’origine de cette attaque invisible. Essayant de calmer sa monture, Aaron leva les yeux vers le pic du col.

— Une embuscade ! rugit-il. Rassemblez-vous ! Les ennemis sont en haut ! Protégez avant tout les mages de feu !!

A ce moment là, une gerbe de feu jaillit au milieu de la troupe, créant un grand vide alentour, et faisant fondre immédiatement la neige. Le destrier du blond fit un grand écart, et le monarque y jeta un regard. Fëanor, évidemment. Un mage de feu très apprécié par son épouse, très jeune, très bourrin. Il était très prometteur, mais il fallait garder un œil sur lui, car il était très fougueux.

— Assignez quelques autres mages à la protection de ce mage ! Il faut les éliminer rapidement et sans encombre ! Ils ne doivent pas être nombreux !

Ils n’étaient effectivement guère nombreux, mais coriaces. Et bien plus résistants que les soldats d’Aaron. Peu importe combien les guerriers les frappaient, ils ne semblaient jamais s’écrouler. Et dès qu’ils mourraient, un autre résistait à sa place. Une flèche fila à côté du monarque blond. Son cheval hennit, en se cabrant, faisant de son cavalier une cible facile. Effectivement, plusieurs archers, toujours perchés en haut du col, tentèrent de le transpercer, mais à chaque fois, grâce aux sortilèges dont la reine Akachi l’entourait en permanence, le conquérant était en sûreté. Autour de lui, il vit pas mal de combattants tomber. Serrant les dents, il tira son épée, se jetant dans la bataille. Il était hors de question de perdre si tôt. Un bruit sourd se fit soudain entendre, et il leva de nouveau les yeux. Le mage Fëanor était en train de faire fondre la glace, provoquant fonte et avalanche de neige, dans le but de tuer et faire tomber les opposants.

— Abruti ! Nos soldats vont être engloutis sous l’éboulement !! cria à son intention le roi, sans être entendu, dans le vacarme de l’assaut.

Il fut ensuite interrompu par un barbare qui tentait de faire plier son cheval afin d’abattre le souverain. D’un grand coup de moulinet, il lui trancha l’épaule, et le sang gicla sur la neige déjà souillée par les pas et la boue. Là où un instant, l’armée d’Aaron avait failli plier, grâce aux mages de feu, ils étaient en train d’exterminer leurs assaillants. Le roi gueula quelques encouragements à sa troupe, et quelques minutes plus tard, les derniers barbares prenaient la fuite. Il ne songea pas à envoyer ses guerriers les achever, et il avait tord. Car désormais, leurs ennemis connaissaient leur position et leur nombre. Ainsi, les jours suivants, de nombreuses escarmouches surprises eurent lieu, tentant de supprimer et blesser le plus de soldats, afin d’en réduire le chiffre avant leur arrivée dans les plaines. Tout y passa : les barbares, les loups (qui firent plus de dégats qu’Aaron ne l’aurait pensé), les oiseaux, les mages. Mais à chaque fois, sans tenir compte des pertes, l’armée avançait sans relâche. Et au terme de trois longs jours, Pandora installa son campement dans les grandes plaines. Au loin, les différentes tribus réunies leur faisaient face.


***


Rita était tiraillée. Que faire ? Aller les sauver, au risque de se faire prendre, alors qu’elle n’avait aucun plan, aucune idée de comment elle allait opérer ? Mais le temps pressait, elle devait réfléchir vite. Par instinct de conversation, ses pas l’avaient conduite à l’abri dans les ruelles de Pandora, et avaient pris la direction du QG. Elle serra les dents et pressa l’allure. Elle devait vite discuter avec les autres. Elle prit le dernier tournant, et voyait le bâtiment… Quand une explosion retentit, soufflant quelques briques du toit. Oh bordel, que se passait-il ? Elle se précipita à l’intérieur, jusqu’à la pièce supposée où avait eu lieu la pétarade. Quelques autres membres y étaient déjà. La vampire se posta dans le chambranle de la salle. Qui avait l’air de servir de bureaux pour les sorcières des Ailes Pourpres, puisque des tas de potions, produits, objets et choses mortes étaient… entreposées sur des étagères, etc. Et au centre de la pièce, un grand chaudron noir, duquel s’échappait une fumée vert fluo, était rempli d’une substance de la même couleur. On voyait bien que la déflagration venait de là, le souffle avait renversé les meubles autour, voire fissuré les murs, et évidemment le toit.

— Qui a fait ça ? siffla la blonde. Qui a préparé ça ?

Un croassement lui répondit. Tout le monde baissa le regard au sol. Aux pieds du chaudron, une petite grenouille jaune s’extirpait de sous un grand chapeau marron.
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Jeu 20 Aoû - 16:04
(Je t'avais promis un com' owo)

Alors. C'est cool. C'est génial. C'est trop bien écrit. Trop de suspens. J'adore. Pauvre Mira. Byby qu'est-ce que t'as fait, c'est pas le moment. Je veux la suite !
Le condensé de mes penssées en lisant. :')
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