Rêve d'une âme brisée

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Dim 11 Nov - 16:09
♦Marche et je te suivrais♦
♦Cours et je te talonnerais♦
♦Vole et je t’agripperais♦
♦Tombe et je mourrais♦
♦Malgré ce qui s'est passé, je te suivrais toujours♦
♦Jusqu'à ce que mon coeur cesse de battre pour toi♦
♦C'est-à-dire, jusqu'à mon dernier soupir♦


Lorsque mes craintes se furent avérées fondées, lorsque ces mots furent prononcés, j'avais eu l'impression de plonger dans un abîme si profond que je ne pourrais plus jamais contempler les étoiles, la lune ou même le soleil.

Chuter dans cet abyssal tourbillon de souffrance et de larmes m'avait laissé écorché à vif, meurtri. Je sais que ces plaies ne se refermeront jamais, que la brèche dans mon coeur restera éternellement ouverte. Je sais tout cela. Ce qui m'avait poussé à me détruire moi-même. Ce couteau que je lui avais présenté pour qu'il me tue.

S'il ne pouvait m'aimer, s'il ne pouvait plus, je préférais mourir plutôt que de le voir s'épanouir dans les bras de quelqu'un d'autre que moi. Il n'y avait que la mort pour m'accorder la joie de l'oubli ; la vie n'est pas aussi indulgente. Mais puisque j'ai moi-même échoué à m'assassiner, il faut que j'ai la patience de me détruire à petit feu. Un jour peut-être où l'affliction emplira mon coeur au point de l'étouffer. Au point qu'il cesse de battre. Car je ne peux pas imaginer que mon coeur batte sans te chérir. Cela me semble impossible.

Au bout de vingt-huit années d'existence, personne ne m'avait jamais regardé comme toi, personne ne m'avait fait autant frémir, personne n'avait autant affoler mon coeur et faire devenir sèche ma gorge de peur de dire ce qu'il ne fallait pas. Je sais que je suis maladroit et que je ne te plais plus. Mais chacun de mes gestes, chacune de mes paroles ne sont que des caresses destinées à te rendre heureux. Même si j'en ai toujours trop fait et que j'en fais toujours trop, c'est parce que je suis dévoré de la peur de te perdre. Malheureusement, ça n'a pas semblé suffire. Tu t'es lassé de moi. Malgré tout, je continuerais à trop en faire pour te plaire, ne serait-ce qu'un peu. Je serais prêt à tout pour que tu me regardes, pour que ta peau effleure encore une fois la mienne.

Quand je repense à nos nuits, enlacés, lovés l'un contre l'autre, les larmes me montent aux yeux et je sanglote comme un enfant perdu. C'est pitoyable, mais je n'en ai plus vraiment conscience dans ces moments-là. Ma peine est tellement lourde...

L'envie de tout oublié est si forte, la mort si tentante. Elle me tend ses bras ; le couteau ensanglanté que j'utilise pour trancher des bouts de viande me rappelle sans cesse qu'il n'y a qu'un mince fil me reliant encore à la vie. C'est un fil d’araignée. Mais quelque homme qu'on soit, s'il ne restait qu'un fil, qu'il soit d'une araignée ne nous importe pas. Nous le saisissons. Et ce fil d'araignée, c'est de le voir encore sourire, c'est de l'aider encore, apaiser ses peines et bander ses plaies. Et, dois-je avouer, persister encore à ses côtés, le cajoler, l'enlacer, prendre maladroitement sa main quitte à me faire repousser à chaque fois. C'est tout ce qu'il me reste.

Des éclats brisés qui transpercent mon coeur.

Mais, comme disait Alfred de Musset, tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, ma triste main pour soutenir la tienne, mon triste coeur pour écouter le tien.

Coûte que coûte, je serais là pour toi. Quoi qu'il arrive.

Mon existence est vouée à la tienne, aussi morbide que cela puisse te paraître.

Je pousse un soupir.

Cette nuit j'ai fait un rêve, j'ai rêvé que la neige brûlait, que le feu fondait, j'ai rêvé de l'impossible. J'ai rêvé que tu m'aimais.

Je n'aurais jamais pensé que Stone puisse édicter un bout de ma vie. Mais...

C'était un rêve si beau, un rêve si doux... quand je me suis réveillé avec mon sourire béat, il n'a fallut que quelque secondes pour que j'explose en pleurs. La réalité est si dure. Tellement injuste.

Je me tenais contre toi, tes mains se mêlaient à mes cheveux et nos lèvres se scellaient de doux baisers volatiles. J'étais si bien, tu me murmurais que tu m'aimais et que j'étais la seule personne comptant à tes yeux. Et moi si câliné, si heureux d'être dans tes bras.

Quel doux rêve... quel cruel cauchemar.

On dit que l'espoir fait vivre, mais trop d'espoir tue.

Je ne tiens qu'à ce fil d'araignée. S'il venait à se briser, je tomberais ; avec toi.
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Dim 11 Nov - 16:30
Profond, triste et... euh... un peu lugubre, mais si vrai! j'espère que notre chère araignée du destin n'a pas abandonné ta toile^^
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Dim 11 Nov - 17:31
Il est vrai qu'au Japon, on dit que deux amoureux sont relier par un fil invisible ce qui justifierai la célèbre phrase du curée lors du mariga jusqu'à ce que la mort vous sépare. Et cette image du fil d'araigné bien faible, non résistant qui te relie à celui dont cet écrit et réellement destiné est plus que bien cherché.

Pourquoi on étudie pas des fanfictions à l'école ? Cr*tt* !

Bon, reprenant au moins un peu de sérieux vu ce texte triste comme le dit aussi Tee mais que je trouve solennel et dépasant la simple sincérité. Pour moi, tu vas vraiment au-delà de la sincérité et d'un témoignage d'amour pur, dure aussi sollide que de la roche. Je ne sais vraiment pas comment expliquer cela autrement. J'ai peur d'embrouiller tout ce qui lieront mon message ... (telle que je me connais surtout !)

En tout cas, ça m'a fait pleurer, c'est vraiment bien écrit.
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Dim 11 Nov - 19:34
Tant que l'on n'a pas connu ce que tu ressens, Clein, on ne peut pas imaginer ta douleur. Pourtant ce texte fait passer tes sentiments d'une manière si magnifique que je pense y arriver un peu.
J'aimerais pleurer pour toi, faire ce qui est en mon pouvoir pour t'aider, mais je sais que ça ne servira à rien. Tout ce qu'on peut faire, c'est attendre que le temps passe... Vis, Clein...
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Mer 14 Nov - 18:54
'Vais pleurer ! Rien que les premières phrases m'ont mis les larmes aux yeux ! Et tu cites Alfred de Musset , trop la classe ^^
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